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La baisse de la fréquentation des cinémas est certes légère, mais elle est constante, donc inquiétante, estime Frédéric Maire, le directeur de la Cinémathèque suisse. La formule qui marche le mieux est celle des multiplexes, mais les petites salles ont des atouts.

Après l'âge d'or des années 1960, le cinéma a connu, durant la décennie suivante, une descente vertigineuse de la fréquentation des salles, relève M. Maire dans un entretien publié vendredi par Le Journal du Jura, L'Express et L'Impartial à l'occasion des 100 ans du Cinématographe de Tramelan. On a perdu grosso modo la moitié du public, principalement à cause de l'essor de la télévision.

De nombreuses salles ont alors fermé, notamment dans les villes, note l'ancien directeur du Festival du film de Locarno (TI). Actuellement, les cinémas qui marchent le mieux sont les multiplexes, à l'image de celui du centre commercial bernois Westside ou de Balexert à Genève.

"J'ai l'impression que pour le public, le multiplexe offre une alternative à des salles qui avaient été peu entretenues et un peu délaissées au centre-ville. Une sorte de bouffée d'oxygène..." analyse M. Maire. "En plus, dans ces lieux, c'est le réflexe du 'tout en un' qui joue". Le public trouve tout: divertissement, restauration, piscine, centre commercial, parking et cinémas.

Salles à plusieurs écrans

Pour éviter la fermeture de salles classiques, les exploitants ont aussi développé les cinémas à plusieurs écrans. "Si vous avez trois salles, vous avez besoin de trois opérateurs, trois caissières, trois placeurs, etc. Avec trois salles sur un même lieu, une seule équipe suffit pour faire fonctionner le tout", souligne Frédéric Maire.

La baisse continue de la fréquentation des salles est logique aux yeux du spécialiste, "du moment qu'on peut regarder n'importe quel film sur n'importe quel support, y compris son téléphone portable!" Pour contrer cette concurrence, le cinéma doit se démarquer, non seulement en proposant des conditions de projections irréprochables, mais aussi en créant des événements.

Il peut s'agir de rencontres avec des acteurs ou des réalisateurs, ou des débats autour de films, suggère le directeur de la Cinémathèque suisse à Lausanne,. "L'exploitant doit être proactif, c'est sa seule chance de survivre".

Les petites salles ont des atouts

Frédéric Maire estime que les petites salles, souvent basées sur une structure associative à l'image du Cinématographe de Tramelan, dans le Jura bernois, peuvent survivre. Grâce à une programmation très diversifiée, et grâce aussi à leur proximité. "Le public de Tramelan n'a peut-être pas envie de se faire 20 ou 30 bornes pour aller voir le dernier James Bond à Bienne ou à La Chaux-de-Fonds".

L'originalité du Cinématographe de Tramelan, qui fête cette année son 100e anniversaire, réside dans le fait qu'il est l'une des rares salles de Suisse romande à avoir projeté des films durant un siècle. Le bâtiment a aussi conservé son volume architectural d'époque. La salle a ainsi gardé ses proportions d'origine et le décor extérieur n'a pas été modifié.

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ATS