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La Banque nationale suisse (BNS) apparaît plus décidée que jamais à défendre le cours plancher de 1,20 franc pour un euro, sur fond de nouvelles tensions dans la zone euro. Et ce même si une bulle se dessine de plus en plus dans l'immobilier, très bas niveau des taux oblige.

L'aggravation de la situation, en raison de la crise politique en Grèce et de la crise bancaire en Espagne, préoccupe l'institut d'émission. "Nous nous préparons donc à des temps très tourmentés", relève le président de la BNS Thomas Jordan, dans une interview parue dans la "SonntagsZeitung" et relayée dans "Le Matin".

Pas de sortie de la Grèce

"Notre scénario de base prend en compte une période longue de difficultés importantes", explique le successeur de Philipp Hildebrand. Selon lui, la BNS ne table toutefois pas sur une sortie de la Grèce de la zone euro.

Reste que la Suisse prend très au sérieux l'impact de l'émergence de nouvelles tensions dans la zone euro. La Confédération et la BNS participent à un groupe de travail, révèle Thomas Jordan, confirmant des propos tenus samedi par le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann sur les ondes de la radio publique alémanique.

Il s'agit d'évaluer l'instauration de mesures préventives qui influenceraient directement l'afflux de capitaux en Suisse, explique Thomas Jordan, afflux qui implique une pression accrue pour maintenir le cours plancher contre l'euro.

Détermination réaffirmée

A propos du cours plancher, M. Jordan réaffirme sa détermination à le défendre. "Même dans les conditions les plus difficiles, nous continuerons à l'avenir à défendre ce cours et axerons notre politique monétaire sur le maintien ce plancher", déclare M. Jordan.

Pensée pour aider l'industrie d'exportation, la politique du taux plancher continue à doper les secteurs de la construction et de l'immobilier, parce qu'elle s'accompagne de taux d'intérêt historiquement bas. "Une bulle se dessine de plus en plus", s'inquiète le banquier central, dans un contexte où les hypothèques croissent plus vite que l'ensemble de l'économie. C'est très malsain".

ATS