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Le conseil des gouverneurs de la BCE a décidé jeudi de maintenir les taux directeurs de la Banque centrale européenne à leur plus bas niveau depuis un an (archives).

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(sda-ats)

La Banque centrale européenne (BCE) laisse comme prévu ses taux directeurs inchangés. Ces derniers demeurent à leur plus bas niveau historique depuis mars 2016. L'institution monétaire poursuit en outre son vaste programme de rachats de dettes.

La BCE a maintenu à zéro son principal taux directeur, qui fait référence pour le crédit en zone euro, a indiqué jeudi une porte-parole. Le conseil des gouverneurs, composé de six directeurs et des 19 présidents des banques centrales de la zone euro, a par ailleurs laissé à 0,25% son taux de prêt marginal, auquel les banques empruntent pour 24 heures à ses guichets.

Le taux de dépôt au jour le jour, qui avait été porté en territoire négatif pour la première fois de son histoire en juin 2014, a quant à lui été maintenu à -0,4%. Ce qui signifie que les banques confiant à la BCE leurs liquidités en excès pour 24 heures doivent s'acquitter d'une taxe.

Les analystes n'attendaient aucune annonce nouvelle sur le front des taux, qui n'ont plus bougé depuis un an et que la banque centrale a promis de maintenir très bas encore longtemps. La BCE, qui avait élargi fin décembre le "QE", son vaste programme de rachats de dettes lancé en 2015, n'a par ailleurs annoncé aucune nouvelle modification de ce dispositif.

Prévisions actualisées

L'attention est désormais focalisée sur les déclarations du président de l'institution, Mario Draghi. L'Italien doit notamment présenter les nouvelles prévisions économiques actualisées des équipes de l'institution monétaire, qui servent de base à son conseil des gourverneurs pour prendre des décisions.

Les observateurs scruteront entre autres toute évolution dans le discours de la BCE, après que l'inflation a accéléré à 2% en février et que les derniers indicateurs macroéconomiques signalent une nouvelle amélioration de la conjoncture au sein de la région.

Dans ce contexte, de plus en plus d'observateurs, principalement en Allemagne, s'inquiètent des risques à long terme que pose cette politique très offensive et appellent les banquiers centraux à réduire rapidement la voilure.

ATS

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