Toute l'actu en bref

Comme prévu par les analystes, l'institution monétaire de Francfort a maintenu à zéro son principal taux directeur, qui fait référence pour le crédit en zone euro (archives).

KEYSTONE/EPA/BORIS ROESSLER

(sda-ats)

La Banque centrale européenne (BCE) a laissé inchangés jeudi ses taux directeurs, à leur plus bas niveau historique depuis plus d'un an. Elle a fait de même pour son vaste programme de rachats de dettes, a annoncé un porte-parole.

L'institution monétaire de Francfort a maintenu à zéro son principal taux directeur. Ce dernier fait référence pour le crédit en zone euro.

L'institut d'émission a par ailleurs laissé à 0,25% son taux de prêt marginal, auquel les banques empruntent pour 24 heures à ses guichets. Le taux de dépôt au jour le jour, qui avait été porté en territoire négatif pour la première fois de son histoire en juin 2014, a quant à lui été maintenu à -0,40%. Cela signifie que les banques confiant à la BCE et aux autres banques centrales de l'Eurosystème leurs liquidités en excès pour 24 heures doivent s'acquitter d'une taxe.

Pas une surprise

Les économistes n'attendaient aucune annonce nouvelle sur le front des taux, avant le second tour de l'élection présidentielle en France prévu dimanche prochain. Les taux n'ont plus bougé depuis mars 2016. Et l'institution monétaire promet depuis de les maintenir très bas encore longtemps.

La BCE, qui avait élargi fin décembre le "QE", son vaste programme de rachats d'obligations publiques et privées lancé en 2015, n'a annoncé aucune nouvelle modification de ce dispositif.

L'attention est désormais focalisée sur le président de l'institut d'émission, Mario Draghi. Ce dernier s'exprime dans le cadre de sa conférence de presse régulière.

Les observateurs scrutent toute évolution dans l'analyse des risques pesant sur la reprise économique en zone euro, en fonction de quoi l'institution gardienne de l'euro pourrait bientôt adapter son discours sur ses anticipations d'action future.

La BCE n'est pas encore prête à baisser la garde, l'inflation ayant nettement reflué à 1,5% en mars, après avoir atteint 2% en février, alors que la conjoncture se raffermit au sein de la région. Les experts attendent avec impatience la réunion de politique monétaire du mois de juin, quand un signal tangible pourrait surgir sur fond de nouvelles prévisions d'inflation et de croissance.

ATS

 Toute l'actu en bref