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La zone euro savourait un répit mercredi. Les banques se sont généreusement approvisionnées auprès de la Banque centrale européenne (BCE) lors d'une opération de prêt inédite sur trois ans, mais qui risque de ne pas suffire à guérir les pays en proie à la crise de la dette.

Pour la BCE, qui conduisait pour la première fois une telle opération, c'est un succès. 523 banques de la zone euro se sont pressées pour obtenir un montant historique de 489 milliards d'euros (596 milliards de francs) de prêts.

Les économistes tablaient sur une demande entre 100 et 500 milliards d'euros, pour cette opération au montant illimité - les banques pouvaient demander et obtenir autant d'argent qu'elles avaient de garanties à fournir en échange à la BCE.

Eviter un effondrement

L'injection nette dans le système bancaire européen après cette opération est de moins de 200 milliards d'euros, le reste correspondant à des prêts sur une semaine, trois mois ou un an, que les banques n'ont pas renouvelés ces derniers jours en vue de cette opération spéciale.

Ces liquidités sont bienvenues pour les banques de la zone euro, qui auront de gros besoins de refinancement l'année prochaine, et peinent à trouver des fonds, alors que les investisseurs ne leur font plus confiance. Plus de 600 milliards de dette bancaire arrivent à maturité en 2012, dont 230 milliards rien qu'au premier trimestre.

La BCE espère surtout que les banques utiliseront cet argent pour prêter aux ménages et entreprises de la zone euro, évitant ainsi un effondrement du crédit. Il semble cependant improbable que la cagnotte distribuée serve à soulager les Etats fragiles, comme l'espérait notamment le président français Nicolas Sarkozy.

ATS