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Les négociateurs qui oeuvrent à la formation d'un nouveau gouvernement belge se sont mis d'accord dimanche pour sortir le pays du nucléaire dès 2015. Le principe de fermer progressivement les sept réacteurs a été acquis après deux jours de discussion.

Le nouveau gouvernement belge élaborera, dans un délai de six mois après son entrée en fonction, un plan d'équipement permettant de remplacer les centrales actuellement en activité par de nouvelles sources d'énergie diversifiées, ont indiqué dimanche des sources concordantes proches du pouvoir.

La date effective de la fermeture des premières centrales sera fixée ultérieurement, en fonction du calendrier nécessaire à la mise en oeuvre d'alternatives au nucléaire.

Effet Fukushima

Le débat sur le bien-fondé du nucléaire a surtout été relancé en Belgique, comme en Suisse et ailleurs en Europe, après l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, en mars dernier.

"Nous nous sommes mis d'accord pour revenir à la loi de 2003", a déclaré Frédéric Cauderlier, du Mouvement réformateur (libéral). Il y a 8 ans, sous l'impulsion des écologistes alors au gouvernement, le Parlement avait décidé l'extinction progressive, entre 2015 et 2025, des sept réacteurs situés sur les sites de Tihange (sud) et Doel (nord), au moment où ceux-ci atteindraient l'âge de 40 ans.

En 2009, le gouvernement d'Herman Van Rompuy, faute de solution de rechange crédible, avait toutefois passé un accord avec l'exploitant des centrales Electrabel (GDF Suez) pour prolonger de dix ans les trois plus anciens réacteurs, appelés à fermer en 2015.

Mais la chute du gouvernement fin avril 2010 et la crise politique qui perdure depuis lors en Belgique ont empêché le Parlement de donner force de loi à cet accord, qui vient donc d'être abandonné.

ATS