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Après la cueillette de champignons, il importe de faire contrôler son panier. Dans 3% des contrôles, les spécialistes découvrent des spécimens mortels (archives).

KEYSTONE/ARNO BALZARINI

(sda-ats)

Certaines régions de Suisse ont bénéficié cette année d'une belle poussée de champignons. Les paniers pleins ont cependant conduit à une augmentation des cas d'intoxication.

Fin octobre, soit à la fin de la saison de la cueillette, Tox Info Suisse a dénombré 543 cas d'intoxication liées à des champignons. L'année dernière, à la même période, le Centre suisse d'information toxicologique n'en avait recensé que 379. L'augmentation est manifeste dans tous les cantons.

Le nombre d'intoxication est "inhabituellement élevé", témoigne Katharina Schenk-Jäger de Tox Info. Il faut remonter à 2012 pour trouver un nombre d'empoisonnements au-dessus de la moyenne. Cette année-là, il y en avait eu 480.

Pour Marionna Schlatter, porte-parole de l'Association suisse des organes officiels de contrôle des champignons (VAPKO), la raison de cette hausse est simple: "Beaucoup de champignons égale beaucoup d'intoxications".

Les comptes-rendus des médias sur les trésors des sous-bois jouent aussi un rôle: "Cela incite des gens sans connaissances préalables à saisir leur panier".

35 kg de champignons vénéneux

La VAPKO recommande de soumettre sa cueillette à un contrôleur. L'année dernière, les spécialistes ont retiré des spécimens impropres à la consommation dans environ 40% des contrôles. Dans 15% des cas, des champignons vénéneux ont été éliminés et dans 2 à 3%, certains étaient mortels.

Sur 20'000 contrôles annuels, cela a représenté environ 3000 lors desquels des champignons toxiques ont été trouvés et 500 qui ont révélé des espèces potentiellement mortelles. Au total, les contrôleurs ont saisi quelque 35 kilos de champignons mortels, alors même que l'année 2016 a été plutôt décevante. La dose fatale oscille selon le type de champignon autour de 50 grammes.

Risque de confusion

Les spécialistes mettent en garde contre le risque de confusion entre certaines espèces de champignons, comme les différents types d'amanites et de russules. Les bolets n'échappent pas à la règle, certains spécimens étant non comestibles comme le bolet radicant, bien trop amer.

Les "App" pour champignons que l'on peut charger sur son téléphone portable ne remplacent en aucun cas le contrôle officiel, selon les professionnels. Elles ne doivent servir que comme première orientation, mais non décisive pour la consommation, avertit Katharina Schenk-Jäger.

En cas de symptômes d'empoisonnement liés à des champignons, il faut s'adresser au 145 de Tox Info ou en cas d'urgence directement au 144 pour obtenir une assistance médicale. La collaboration entre Tox Info et les médecins est souvent utile pour administrer le bon antidote. Tout élément résiduel du champignon est utile, qu'il s'agisse de restes de repas ou de déchets après nettoyage.

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ATS