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La Birmanie a libéré vendredi plusieurs prisonniers politiques de premier plan. Cette amnistie, qui était réclamée sans relâche par l'Occident pour preuve de la sincérité des réformes du nouveau régime, a été immédiatement saluée par l'opposition.

Plusieurs leaders du soulèvement étudiant de 1988, dont la répression avait fait quelque 3000 morts, faisaient partie des personnes libérées. Selon le quotidien officiel anglophone "New Light of Myanmar", cette amnistie concerne au total 651 personnes et a pour objectif "la réconciliation nationale (et) leur participation au processus politique".

"Signe positif"

Sur la liste figurent aussi plusieurs journalistes de Democratic Voice of Burma, groupe de télévision, radio et site internet d'exilés.

La Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante Aung San Suu Kyi s'en est félicitée sans réserve. "C'est un signe positif pour tout le monde. Nous saluons ces libérations", a dit son porte-parole. Le geste aussi été salué sur la scène internationale, notamment à Londres, Paris et Washington.

Réformes

La junte, au pouvoir pendant près d'un demi-siècle, s'est auto-dissoute en mars et a transmis ses pouvoirs à un gouvernement "civil", mais toujours entièrement contrôlé par d'anciens militaires. Ce gouvernement a depuis multiplié les réformes.

Il a notamment permis le retour au coeur du jeu politique d'Aung San Suu Kyi, qui se présentera aux prochaines élections législatives partielles d'avril.

Le gouvernement a aussi entamé un dialogue avec les groupes rebelles des minorités ethniques, signant des cessez-le-feu avec certains d'entre eux dont le dernier en date, jeudi, avec la principale rébellion des Karens.

Le 12 octobre, 6300 personnes avaient été libérées dont environ 200 prisonniers politiques et l'humoriste et dissident Zarganar. Mais cette amnistie avait été jugée très incomplète.

ATS