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La Birmanie répète à l'ONU l'absence de "nettoyage ethnique"

Le ministre demande que des images satellites ne soient pas montrées uniquement sur les villages détruits mais aussi sur ceux remplis de population dans l'Etat de Rakhine soient aussi montrées (archives).

KEYSTONE/AP DigitalGlobe

(sda-ats)

La Birmanie cible l'ONU après ses accusations de poursuite de "nettoyage ethnique" à l'égard de Rohingyas. Un de ses ministres a demandé jeudi à Genève "des preuves" et promis une "action" contre tout responsable de crimes.

"Je l'ai déjà dit. Je le répète. Ce n'est pas la politique de ce gouvernement", a dit devant la presse le ministre de l'Union, Thaung Tun, pour faire face aux accusations. Mardi, le sous-secrétaire général de l'ONU Andrew Gilmour avait estimé que "le nettoyage ethnique se poursuit" contre la minorité musulmane, dont 900'000 personnes ont fui au Bangladesh.

Parmi d'autres responsables, le Haut commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad al-Hussein a aussi répété ses "fortes suspicions d'actes de génocide".

"S'il y a des preuves, nous nous assurerons qu'une action soit prise contre les responsables" de tels crimes internationaux, a affirmé Thaung Tun. Confronté aux images satellites qui montraient des zones vidées et détruites par les autorités dans l'Etat birman de Rakhine, il souhaite que celles de 150 villages remplis de population soient "également" diffusées.

Selon lui, la vaste majorité des Rohingyas est restée dans l'Etat de Rakhine qui rassemble 3 millions d'habitants. Le ministre birman explique la fuite de ceux qui sont arrivés au Bangladesh par "la peur provoquée par les terroristes qui opèrent à Rakhine". Et promet que son gouvernement qui "défend les droits de l'homme" lutte pour ceux "de chaque citoyen dans ce pays". Pour autant, les Rohingyas sont considérés comme des apatrides par les autorités.

Mais Thaung Tun promet qu'ils pourront rentrer dans des conditions adaptées. Selon l'ONU, celles-ci ne sont pas encore réunies. Chaque Rohingya qui se trouvait auparavant en Birmanie pourra rentrer, a toutefois garanti le conseiller à la sécurité nationale.

En revanche, "il ne peut y avoir de citoyenneté automatique", selon ce responsable. Et de revendiquer des améliorations pour les Rohingyas à Rakhine avec le lancement d'une route en trois mois, davantage d'écoles et une extension de l'accès à l'électricité. La Croix-Rouge peut accéder à la zone et des contacts ont eu lieu il y a deux semaines avec des entités onusiennes.

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