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La BNS estime considérables les risques pour l'économie suisse

Ce contenu a été publié le 14 mars 2013 - 13:27
(Keystone-ATS)

La Banque nationale suisse (BNS) maintient le cap de sa politique monétaire tout en estimant considérables les risques d'une dégradation pour l'économie domestique. L'institut d'émission réitère sa détermination à défendre le taux plancher de 1,20 franc pour un euro.

L'appréciation du franc menacerait la stabilité des prix, avec de graves répercussions pour l'économie nationale, a répété jeudi la banque centrale dans son communiqué. Elle achètera si nécessaire des devises en quantité illimitée pour soutenir le cours plancher.

La BNS a acheté l'an dernier pour 188 milliards de francs de devises étrangères pour défendre ce taux, avait indiqué voici une semaine le président du directoire Thomas Jordan, lors de la présentation du bilan. En 2011, ce montant était de 17,8 milliards.

A plusieurs reprises, l'institut d'émission s'est en outre défendu d'être un acteur de la "guerre des monnaies". En février, Thomas Jordan soulignait dans un discours à Zurich que le recours au taux plancher était largement admis tant en Suisse qu'à l'étranger.

Tensions dans la zone euro

L'institut d'émission a certes salué l'affaiblissement depuis le début de l'année du franc face à l'euro et juge la devise helvétique surévaluée. Jeudi vers la mi-journée, la monnaie unique européenne notait 1,2341 franc sur le marché des changes.

Jeudi, la banque centrale a aussi annoncé qu'elle garde inchangé son principal taux directeur, le Libor, dans une marge de fluctuation comprise entre 0,0% et 0,25%. Selon la formule consacrée, elle se dit "disposée à prendre en tout temps des mesures supplémentaires".

Car l'économie suisse n'est pas à l'abri d'une détérioration et les tensions pourraient s'aggraver dans la zone euro, a souligné Thomas Jordan à la radio alémanique. Les incertitudes liées aux politiques budgétaires de nombreux états pèsent sur le climat de consommation et d'investissement, mettant la croissance à mal.

Dans ce contexte, la prévision de progression du produit intérieur brut (PIB) est conservée entre 1% et 1,5% pour 2013, comme publié en décembre. En dépit d'une détente sur les marchés financiers globaux, la conjoncture restait morose au dernier trimestre 2012 et l'économie a ralenti en Suisse également.

Inflation abaissée

Au regard de décembre, la BNS abaisse ses pronostics concernant le renchérissement et exclut le risque d'inflation dans un avenir proche. Elle table désormais sur une inflation de -0,2% cette année, contre -0,1% voici trois mois, et de 0,2% pour 2014, après 0,4%. Pour 2015, le taux devrait se situer à 0,7%.

Les prix à l'importation ont continué de fléchir et l'inflation a été plus faible que prévu au dernier trimestre 2012, analyse la banque centrale. Dans l'hypothèse où le Libor à trois mois est maintenu à 0% pendant les trois prochaines années, le franc faiblira au cours de la période de prévision.

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