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La Banque nationale suisse (BNS) a opté jeudi pour le statu quo. En dépit du ralentissement économique attendu l'an prochain, elle ne relève pas le taux de change plancher de 1,20 franc pour un euro, fixé début septembre.

Depuis que la BNS a fixé ce cours plancher le 6 septembre, l'euro s'inscrit au-dessus de 1,20 franc, a rappelé le président Philipp Hildebrand. Mais la monnaie helvétique reste encore surévaluée à son niveau actuel, ce qui pénalise de larges secteurs de l'économie d'exportation. Le franc devrait cependant continuer "à s'affaiblir sur la durée", estime-t-il.

Certains intervenants sur le marché pariaient sur un relèvement du taux de change minimum à 1,25 franc, voire à 1,30 franc pour un euro. Syndicats et patronats en Suisse ont réclamé à plusieurs reprises un relèvement du cours plancher. La BNS elle-même a laissé entendre qu'elle n'excluait pas une telle opération.

Crise de la dette

Par rapport à la mi-septembre, la BNS a aussi maintenu ses estimations de croissance pour la Suisse en 2011. Elle table toujours sur une progression du produit intérieur brut (PIB) réel compris entre 1,5% et 2%, uniquement grâce au dynamisme de la première moitié de l'année, la croissance ayant fortement ralenti au troisième trimestre.

Pour l'an prochain, l'institut d'émission s'attend à une hausse de 0,5% du PIB, en ligne avec les attentes du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), publiées cette semaine. Outre la forte appréciation du franc, la crise de la dette dans la zone euro inquiète la BNS.

Inflation encore en baisse

La BNS n'a corrigé que ses estimations d'inflation. Sur la base d'un Libor à trois mois de 0%, le renchérissement devrait se limiter cette année à +0,2%, contre un taux de +0,4% précédemment prévu. Elle table toujours sur une inflation négative de -0,3 l'an prochain, mais réduit pour 2013 ses estimations à +0,4%, contre +0,5% attendu jusque-là.

ATS