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La Banque nationale suisse (BNS) est plus que jamais déterminée à défendre le cours plancher de 1,20 franc pour un euro fixé le 6 septembre dernier. Les quelques échanges d'un volume limité passés jeudi en dessous de cette limite sont dus à une anomalie d'un marché segmenté.

Si des transactions passées jeudi dernier ont pu ça et là instiller le doute sur la fermeté de la BNS dans la défense de son taux plancher, ces craintes n'ont pas lieu d'être, a affirmé mardi à Zurich le vice-président de l'institut, Thomas Jordan. "Nous sommes prêts à acheter des devises de manière illimitée. A ce titre, notre politique demeure inchangée", a-t-il souligné.

Pour faire prévaloir son cours plancher, la BNS surveille sans interruption le marché des changes, depuis son ouverture en Asie le dimanche soir, jusqu'à sa fermeture à New York le vendredi soir, jours fériés compris. Le marché interbancaire déterminant pour la BNS regroupe les contreparties acceptées par l'institut, soit plus de 100 établissements disposant de 700 bureaux de négoce dans le monde.

Transactions isolées

Ce réseau couvre quasiment l'ensemble du marché international des changes. Les limites de négoce quotidiennes ouvertes auprès de la BNS se chiffrent à quelques centaines de milliards de francs et l'institut d'émission peut si nécessaire les modifier.

Revenant sur les événements de jeudi, M. Jordan a indiqué que le cours de l'euro est passé de 1,2020 à 1,2000 franc en l'espace de quelques secondes. En dépit des offres d'achat de la BNS à 1,20 franc, quelques transactions isolées ont été conclues à un cours inférieur à ce montant. Pourtant à aucun moment le meilleur prix disponible n'a été inférieur à 1,20 franc pour un euro.

A ce moment, et sur une courte durée, on a pu observer ce que l'on appelle un marché segmenté, dans lequel quelques transactions sont intervenues à un cours inférieur au meilleur prix, a expliqué M. Jordan. De telles opérations sont possibles du fait que le marché des changes est décentralisé, les devises s'échangeant directement entre les intervenants.

ATS