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Selon l'ONU, la Bolivie est le troisième producteur mondial de coca et de cocaïne (archives).

KEYSTONE/EPA EFE/MARTIN ALIPAZ

(sda-ats)

Le congrès bolivien, contrôlé par la gauche du président Morales, a approuvé vendredi une augmentation de la surface officielle de cultures de coca de 12'000 à 22'000 hectares. La mesure a immédiatement suscité les critiques de l'opposition qui craint un trafic.

Cette loi permet de "délimiter avec précision les plantations légales de feuilles de coca légales dans le pays", a dit la chambre des députés dans un communiqué, peu avant sa ratification par le Sénat.

Ce texte doit remplacer celui adopté dans les années 1980, destiné à encadrer la production de coca à usage traditionnel. La mastication et l'infusion de la coca sont des pratiques millénaires dans les Andes pour lutter contre la faim, la fatigue et les effets de l'altitude. En outre, la coca est utilisée en Bolivie pour des usages rituels bien ancrés dans la culture indienne traditionnelle.

Pas pour le marché légal

L'opposition a vivement critiqué ce texte qui fixe à 14'300 la surface de culture pour la région de Yungas, à l'est de La Paz et 7700 hectares pour la région de Chapare (centre), où Evo Morales a commencé sa carrière politique.

"Tout le monde sait que la majeure partie de la coca du Chapare ne passe pas par le marché légal", a affirmé l'analyste politique Franklin Alcaraz.

Selon l'office des Nations unies contre la drogue et la criminalité (ONUDC), la Bolivie cultive déjà 20'200 hectares de coca, principalement dans le Yungas et le Chapare, après avoir réduit sa superficie de plantations de 11% en 2014.

Et selon une étude financée par l'Union européenne en 2013, quelque 14'700 hectares de coca sont suffisants pour couvrir la demande légale. La Bolivie est le troisième producteur mondial de coca et de cocaïne, après la Colombie et le Pérou, selon l'ONU.

ATS

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