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La Bourse suisse a clôturé la première séance de la semaine nettement dans le rouge, plombée notamment par la chute des Bourses chinoises lundi. Le Swiss Market Index (SMI), qui réunit les vingt valeurs vedettes, a cédé 1,38% à 9194,48 points.

Dès le début de la séance, les marchés européens se sont trouvés sous pression après de faibles indications préalables en provenance des Etats-Unis vendredi et la chute des Bourses chinoises lundi. Le SMI a reculé sous 9300, avant de baisser sous 9200 points dans l'après-midi, suite à l'ouverture négative à Wall Street.

La chute de près de 8,5% de la Bourse de Shanghai a marqué le retour de la méfiance et des incertitudes sur les marchés chinois, selon les courtiers. On craint que les récentes interventions du gouvernement ne soient pas suffisantes pour ramener les marchés à la raison, selon des experts.

Par ailleurs, les regards se tournent déjà vers la Réserve fédérale américaine (Fed), dont le Comité monétaire FOMC siégera mardi et mercredi. On attend des informations sur le sort du taux directeur américain. La plupart des économistes ne prévoient pas de hausse avant septembre, mais cela n'empêchera pas d'examiner à la loupe les déclarations des responsables de la Fed.

L'amélioration du climat des affaires en Allemagne (indice Ifo juillet) n'a que brièvement soutenu les cours en matinée et a permis à l'euro de franchir la barre de 1,06 franc, qu'il n'avait plus atteinte depuis mars, et de se maintenir nettement en dessus de cette marque par la suite.

Une seule blue chip dans le vert

Le SMI a fini en recul de 1,38% à 9194,48 points, avec un plus bas du jour à 9171. Le SLI a abandonné 1,53% à 1370,70 points et le SPI 1,24% à 9325,60 points. Sur les trente blue chips, seul Kühne+Nagel a fini dans le vert (+0,4%), profitant d'un relèvement d'objectif de cours par Goldman Sachs, avec confirmation de la recommandation "neutral".

UBS (-1,6%) a retenu l'attention. En raison d'articles parus dans la presse dominicale, la grande banque a avancé d'un jour la publication de ses chiffres trimestriels. Les recettes et le bénéfice de groupe ont nettement dépassé les attentes des analystes. A part Wealth Management Americas, toutes les unités ont fait mieux que prévu.

Il semble que quelques intervenants attendaient mieux encore après la bonne surprise des chiffres du Credit Suisse (-2,2%). Le titre ayant bien évolué récemment, des prises de bénéfices n'avaient rien d'étonnant.

ABB a reculé de 3,3% ou 0,65 francs, hors réduction de valeur nominale de 0,17 franc. Le titre a aussi souffert d'une réduction d'objectif de cours par Nomura qui s'attend ce que le second semestre soit difficile pour le groupe.

Gros perdants

Les autres gros perdants sont notamment Julius Baer (-2,7%), Adecco (-2,5%) ou LafargeHolcim (-2,6%). Ce dernier publie ses chiffres intermédiaires mercredi et la filiale indienne Ambuja Cement a fait état ce lundi d'un recul des ventes à cause de la pression sur les prix au 2e trimestre.

Les poids lourds Nestlé (-1,3%), Roche (-1,2%) et, surtout, Novartis (-0,8%) ont fait un peu mieux que le marché d'ensemble. La FDA a homologué l'anticancéreux Odomzo de Novartis pour le traitement d'un type de cancer de la peau, une information peu importante pour le cours de l'action, ont commenté des courtiers.

ATS