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Outre la perspective d'un Brexit, les marchés sont plombés par les incertitudes liées aux prochaines décisions de politique monétaire de la Fed, de la BNS et de la BoJ (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

La Bourse suisse a poursuivi sa chute mardi, affolée par la perspective d'un Brexit, à l'instar des autres places européennes. L'indice vedette Swiss Market Index (SMI), en baisse constante depuis une semaine, a dégringolé de 1,84%, clôturant à 7638,77 points.

Le SLI a perdu 1,91% à 1151,08 points et le SPI 1,80% à 8284,20 points. Les trente blue chips ont fini en rouge. En Europe, la Bourse de Francfort a perdu 1,43%, celle de Londres 2,01% et celle de Paris 2,29%.

Les marchés sont plombés par les incertitudes liées à la crainte d'un Brexit et aux prochaines décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), de la Banque nationale suisse (BNS) et de la Banque du Japon (BoJ).

Les investisseurs recherchent les valeurs refuges comme les bonds d'Etat allemands ou suisses. Selon des courtiers, des supports techniques ont été balayés. Quant à l'indice VSMI de volatilité, il se situe à nouveau à ces niveaux de février dernier lors du crash boursier en Chine. On a aussi relevé une forte pression sur le front des devises. Face au franc, l'euro est brièvement passé sous 1,08.

Credit Suisse toujours dans le rouge

Une fois encore, Credit Suisse (-2,6%) fait partie des gros perdants du jour. La semaine passée, le titre avait perdu plus de 7%, pire performance du SMI. Depuis le début de l'année, l'action de la grande banque a perdu 45% environ, là aussi pire performance du SMI, et elle se situe à un plus bas de 25 ans.

Parmi les financières, Julius Baer (-3,2%), Swiss Life et UBS (chacune -2,2%) ont fortement reculé aussi. Il en est allé de même pour les cycliques Swatch (-3,0%), Richemont (-2,7%), LafargeHolcim (-2,6%) et Adecco (-2,4%).

Dans le camp des poids lourds défensifs, Novartis a cédé 2,1%. Le Gilenya, médicament du groupe bâlois pour traiter la sclérose en plaques, peut dans de rares cas entraîner une leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP). Novartis n'a pas encore réagi à cette information. Roche a perdu 2,0% et Nestlé 1,3%.

Le "meilleur" du jour est Dufry (-0,1%) qui a bien résisté, sans information spécifique. Zurich (-0,6%) a aussi plutôt bien tiré son épingle du jeu.

Sur le marché élargi, GAM a chuté de 18% après un avertissement sur bénéfice. Le gestionnaire de fortune prévoit, au 1er semestre, une baisse de 50% environ de son bénéfice opérationnel. L'information a surpris les analystes. Le titre avait déjà perdu 5% la veille.

Importante acquisition

Dätwyler (3,9%) a annoncé une importante acquisition, celle de son concurrent britannique Premier Farnell. Avec cette reprise, le chiffre d'affaires sera plus que doublé à 2,5 milliards de francs. Dätwyler offre 165 livres (223,40 francs) en espèces par action, valorisant Premier Farnell à 1,092 milliard de francs, dette comprise. Un prix élevé, a commenté la banque Vontobel, qui salue toutefois la logique stratégique de la transaction.

Parmi les rares gagnants, VP Bank a avancé de 0,3%. La banque s'attend pour le premier semestre 2016 à un bénéfice net en repli sur un an, dans un environnement de marché peu changé. L'intégration de Centrum Bank a toutefois produit des effets positifs uniques qui permettront d'étoffer le résultat opérationnel en comparaison annuelle, selon l'établissement sis à Vaduz.

ATS