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Vendredi, Theresa May se trouvait pour une journée en Sicile au sommet du G7, occasion d'exhorter les géants d'internet à s'impliquer davantage pour éliminer les contenus extrémistes.

KEYSTONE/EPA ANSA/CLAUDIO ONORATI

(sda-ats)

Une "bonne partie" du réseau djihadiste derrière l'attentat de Manchester a été démantelée, selon la police britannique. La sécurité et la politique étrangère sont désormais au coeur de la campagne électorale qui redémarre vendredi au Royaume-Uni.

La police a fait des progrès "immenses" dans l'enquête et continue à explorer des pistes "importantes", a précisé le responsable de l'anti-terrorisme britannique Mark Rowley, tout en annonçant que d'autres arrestations étaient "probables".

Vendredi, un nouveau suspect a été arrêté dans la banlieue de Manchester et huit personnes restent en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'attentat-suicide commis à la sortie d'un concert de la chanteuse pop Ariana Grande et que le groupe djihadiste Etat islamique a revendiqué.

L'attaque perpétrée par un jeune Britannique d'origine libyenne, Salman Abedi, a fait 22 morts, dont des enfants, et 116 blessés dont 66 sont encore hospitalisés, 23 dans un état critique, selon un nouveau bilan.

Incident "malheureux"

En signe de solidarité, le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a effectué une visite-éclair à Londres. Il s'est dit confiant que "la relation spéciale" entre les deux pays "surmonterait" l'incident "particulièrement malheureux" des fuites dans l'enquête de police aux médias américains, dont il a pris "l'entière responsabilité", dans une déclaration à la presse.

Theresa May a demandé à Donald Trump que les informations sur l'enquête en cours restent "confidentielles", jeudi à Bruxelles au sommet de l'Otan, et le président américain s'est engagé à poursuivre les responsables.

Vendredi, la cheffe du gouvernement se trouvait pour une journée en Sicile au sommet du G7, occasion d'exhorter les géants d'internet à s'impliquer davantage pour éliminer les contenus extrémistes.

Critiques de l'opposition

Suspendue après l'attentat d'un commun accord entre la première ministre et le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn, la campagne électorale a repris dans un climat transformé par la mise du pays en état d'alerte terroriste maximal, avec l'armée déployée en renfort de la police.

Le gouvernement de Theresa May s'est retrouvé sous le feu des critiques de l'opposition pour avoir taillé dans les effectifs policiers.

Jeremy Corbyn a souligné le lien entre la politique étrangère du Royaume-Uni et les attentats - une référence aux engagements militaires en Irak et en Afghanistan, ainsi qu'aux frappes menées en Syrie, auxquels ce pacifiste s'est toujours opposé.

Une victoire du Parti travailliste aux législatives "changerait ce que nous faisons à l'étranger" a-t-il expliqué, en insistant sur le fait que "la guerre contre le terrorisme ne fonctionne tout simplement pas".

Moins de policiers

Jeudi, la vice-présidente du parti europhobe Ukip, Suzanne Evans, avait reproché à Mme May d'être "en partie responsable" de l'attaque en raison des coupes dans le budget de la police quand elle était ministre de l'Intérieur (2010-2016).

Le nombre de policiers a diminué d'environ 14%, soit 20'000 officiers, entre 2009 et 2016, selon le groupe de réflexion indépendant Institut d'études fiscales.

Selon un sondage de l'institut YouGov publié dans le Times, la marge séparant les conservateurs des travaillistes dans les intentions de vote n'est plus que de cinq points, alors qu'elle s'élevait à 24 points en avril.

Bravant la tension et la peur du terrorisme, Manchester reprenait, elle, une vie normale.

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ATS