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Il y aura du changement et du sang neuf à l'Assemblée nationale (ici au premier plan, archives).

KEYSTONE/EPA FILE/IAN LANGSDON

(sda-ats)

La campagne pour les élections législatives a officiellement démarré lundi en France. Le contexte est inédit, avec l'irruption de La République en marche (LREM) d'Emmanuel Macron, les difficultés des partis traditionnels et la nouvelle règle de non-cumul des mandats.

Quelque 6500 candidats sont en lice pour constituer l'Assemblée de 577 députés. Ils ont trois semaines pour convaincre plus de 47 millions d'électeurs de confirmer, ou non, leur choix de l'élection présidentielle.

Le nouveau Premier ministre Edouard Philippe espère l'émergence d'une majorité claire pour le gouvernement. Sous peine de laisser les "marchandages entre partis" ressusciter un "certain esprit de la IVe République", comme il l'a souligné dans un entretien à Paris-Normandie.

Le président Emmanuel Macron a lancé sans attendre deux chantiers majeurs: la moralisation de la vie publique, objet d'un projet de loi qui doit être présenté au conseil des ministres avant les législatives, et la réforme du Code du travail, qui sera discutée avec les partenaires sociaux dès ce mardi à l'Elysée. Sur le premier sujet, le nouveau ministre de la Justice, François Bayrou, a entamé lundi des consultations.

Renouvellement assuré

Pour le vice-président du Front national, Florian Philippot, "il y aura probablement une majorité En Marche, mais il faut qu'elle soit la plus faible possible." Le système Macron ne doit pas disposer des pleins pouvoirs", a-t-il déclaré lundi sur Radio Classique.

Quel que soit le résultat, le renouvellement voulu par le nouveau président sera au rendez-vous. L'âge, le "ras-le-bol" au sortir d'un quinquennat ardu et la loi sur le non-cumul des mandats ont en effet conduit nombre d'élus sortants à jeter l'éponge.

Cette loi a obligé 240 députés à choisir entre un mandat parlementaire et une fonction de chef ou d'adjoint d'un exécutif local, notamment de maire. Quelques exemples: le président sortant de l'Assemblée, Claude Bartolone, les socialistes Christophe Caresche et Michel Sapin, ainsi que les Républicains Luc Chatel et Pierre Lellouche.

Marisol Touraine roule pour LREM

Jeunes, femmes et novices en politique ont la part belle dans les listes présentées par La République en marche et la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Celui-ci est arrivé en quatrième position à l'élection présidentielle.

Parmi les 526 noms de la liste LREM, environ 80 ont été proposés par le MoDem du ministre de la Justice François Bayrou, qui espère in fine disposer d'un groupe à l'Assemblée. Six ministres, dont celui de l'Economie Bruno Le Maire, sont candidats aux législatives, où une victoire s'impose sous peine d'être écartés du gouvernement.

LREM n'a pas présenté de candidat contre certains ténors LR ayant penché en sa faveur comme Franck Riester et Thierry Solère, et d'anciens ministres comme Stéphane Le Foll dans la Sarthe et Marisol Touraine en Indre-et-Loire.

L'ex-ministre de la Santé, pourtant investie par le Parti socialiste, se présente désormais comme "la candidate de la majorité présidentielle avec Emmanuel Macron" sur son affiche de campagne où ne figure aucune référence au PS.

Appel à gauche

A la tête d'un parti sonné depuis son score historiquement bas de 6,3% des voix au premier tour de la présidentielle, le premier secrétaire du PS a attaqué lundi le camp Macron sur son souhait de faire adopter par ordonnance ses premières réformes. "On ne peut pas passer en force sur les questions économiques et sociales", a dit Jean-Christophe Cambadélis.

"On voit bien le système: on veut une majorité absolue pour que les ordonnances soient telles que le souhaite le gouvernement", a ajouté le député sortant.

Douze figures du PS, dont les ex-ministres Najat Vallaud-Belkacem, Mathias Fekl et Estelle Grelier, ont, elles, appelé lundi dans une tribune de Libération à "réinventer la gauche de demain". Et à voter pour la gauche qu'ils incarnent lors des législatives des 11 et 18 juin.

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ATS