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Le manque de pluie de ces derniers mois met en péril les cultures (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

La vague de chaleur que subit l'Europe est un "signe sans ambiguïté" du changement climatique qui l'a rendue "plus probable", selon une étude préliminaire. La recherche ne va toutefois pas jusqu'à attribuer la canicule à la seule responsabilité du réchauffement.

Depuis le début de cette vague de chaleur qui touche tout l'hémisphère nord depuis quelques semaines, les scientifiques soulignent qu'elle est compatible avec les tendances annoncées par les modèles climatiques. Mais de manière générale, ils sont réticents à attribuer au seul dérèglement climatique la survenue d'un événement météorologique extrême quel qu'il soit.

Toutefois, de plus en plus de recherches sont conduites pour déterminer a posteriori si un événement aurait pu ne pas se produire sans le changement climatique causé par les activités humaines. Les chercheurs du réseau World Weather Attribution (WWA) ont décidé d'aller plus vite et de ne pas attendre la fin de cette canicule pour lancer leurs calculs.

Ils ont comparé les trois jours consécutifs les plus chauds de la canicule actuelle mesurés dans sept stations météorologiques dans six pays, soit en Finlande, au Danemark, en Irlande, aux Pays-Bas, en Norvège et en Suède, aux trois jours consécutifs les plus chauds enregistrés chaque année par ces mêmes stations dont les données remontent au début du XXe siècle.

Régions différemment impactées

Utilisant également des modèles climatiques, ils concluent que la vague de chaleur actuelle était "plus probable" en raison du réchauffement.

"Le signe du changement climatique est sans ambiguïté", insiste le communiqué du WWA. "Ce qui était vu comme une météorologie exceptionnellement chaude va devenir banal. Dans certains cas, c'est déjà le cas", a souligné Friederike Otto, chercheuse au Environmental Change Institude d'Oxford.

Mais les chercheurs du WWA font une différence entre les diverses régions. Pour les Pays-Bas, le Danemark et l'Irlande, ils estiment que le changement climatique a "multiplié par plus de deux la probabilité de la vague de chaleur actuelle", souligne Geert Jan van Oldenborgh, chercheur à l'institut météorologique néerlandais KNMI.

En revanche, pour les quatre stations plus au nord, les données leur permettent uniquement de conclure que le changement climatique a augmenté les probabilités de la chaleur actuelle, sans quantifier cette probabilité.

Le réseau WWA avait déjà évalué la canicule de l'été 2017, estimant à la fin septembre qu'elle portait bien la trace du changement climatique.

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ATS