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L'accord mettant fin au shutdown a été approuvé par les deux chambres du congrès des Etats-Unis.

KEYSTONE/AP/ANDREW HARNIK

(sda-ats)

Le congrès des Etats-Unis a mis un terme lundi à la fermeture partielle de près de trois jours du gouvernement fédéral américain, approuvant un financement temporaire de l'administration. Dans la foulée, le président américain Donald Trump a promulgué le texte.

A l'issue d'intenses tractations, les leaders démocrates du Sénat ont accepté un texte assurant le financement de l'Etat jusqu'au 8 février, avec l'objectif affiché de trouver un accord sur le sort de centaines de milliers de clandestins arrivés jeunes aux Etats-Unis, connus sous le nom de "Dreamers" (rêveurs).

Il a été adopté par 266 voix pour et 150 à la chambre des représentants et par 81 voix contre 18 au Sénat, les deux chambres étant contrôlées par les républicains. Dans la foulée, le président Donald Trump a signé le document, paraphe qui a marqué officiellement la fin de cette situation de "shutdown".

"Je suis content que les démocrates aient décidé de se montrer raisonnables", s'est félicité Donald Trump dans un bref communiqué, lu par sa porte-parole Sarah Sanders.

Trump à Davos

Cela veut dire que, après trois journées de paralysie partielle, les services fédéraux vont à nouveau fonctionner à plein régime mardi et ce jusqu'au 8 février. Autre conséquence directe, l'occupant de la Maison-Blanche participera bien en fin de semaine au Forum économique mondial (WEF) de Davos, dans les Grisons.

Le congrès devra toutefois aborder une nouvelle fois la question du budget dès le 8 février, tout en débattant de la politique d'immigration, deux sujets a priori distincts qui sont étroitement corrélés depuis quelques mois.

Minoritaires au Sénat tout en disposant de suffisamment de voix pour faire valoir leurs exigences, les démocrates insistaient pour que tout texte prolongeant le financement des dépenses à court terme de l'administration fédérale inclue une protection pour les jeunes migrants clandestins qui bénéficient pour quelques semaines encore d'un programme mis en place par l'ancien président américain Barack Obama.

Fin du DACA en mars

En vertu de ce programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals), instauré en 2012, près de 700'000 jeunes gens, connus sous le nom de "Dreamers", entrés illégalement sur le territoire américain avec leurs parents, sont protégés de toute expulsion des Etats-Unis et autorisés à travailler légalement.

En septembre dernier, Donald Trump a annoncé la suppression du DACA à compter du mois de mars. Quelques semaines après, le 1er octobre, le congrès a échoué à adopter un budget annuel avant la date butoir du 1er octobre.

C'est cet échec qui oblige le congrès à multiplier les textes sur le financement à court terme des services fédéraux, ce qui offre à chaque fois une occasion aux démocrates de faire valoir leurs revendications.

Le "shutdown" qui vient de s'achever est la première paralysie du gouvernement fédéral américain depuis celle qui avait duré seize jours en octobre 2013, sous la présidence de Barack Obama.

Pas de contrepartie

Intervenant un an jour pour jour après l'investiture de Donald Trump à la Maison-Blanche, cette paralysie a conduit à la mise en congé d'office, sans versement de salaires, de centaines de milliers d'agents fédéraux et à la fermeture d'agences et institutions fédérales, dont l'emblématique statue de la Liberté New York.

La pilule a un goût amer pour l'aile gauche du parti démocrate qui voulait poursuivre le bras de fer: le vote sur ce budget temporaire est finalement passé sans contreparties fermes sur l'immigration de la part des républicains.

Le chef de file des démocrates au Sénat Chuck Schumer a justifié sa décision d'aller au compromis par la nécessité d'avancer de manière constructive sur l'immigration. Il a longuement ironisé sur la confusion régnant, selon lui, à la Maison-Blanche où le président américain est resté très discret tout le week-end.

"Les républicains n'ont jamais pu avoir une idée claire de ce que leur président voulait", a-t-il lancé. "Le président qui se vante d'être un grand négociateur a joué un rôle de spectateur", a-t-il ajouté.

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ATS