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Les élus du congrès américain se méfient des intentions du président Donald Trump vis-à-vis de la Russie.

KEYSTONE/AP/ALEX BRANDON

(sda-ats)

La chambre basse du congrès américain a adopté mardi à la quasi-unanimité une proposition de loi imposant de nouvelles sanctions contre la Russie, l'Iran et la Corée du Nord. Le projet, qui doit encore être adopté par le Sénat, provoque la colère de Moscou et de l'UE.

Il est destiné à sanctionner Moscou pour ses ingérences dans la campagne présidentielle de l'an dernier, mais il suscite des résistances de la part du président américain Donald Trump et provoque la colère de l'Union européenne, car il ouvre la voie à sanctions contre des entreprises européennes ayant des projets énergétiques en Russie.

Le vote a été écrasant: 419 voix contre 3. Le texte doit maintenant repartir au Sénat en vue d'une adoption définitive, probablement avant la trêve estivale de la mi-août.

La proposition de loi est vaste. Elle inclut des sanctions contre l'Iran, notamment contre les gardiens de la révolution, accusés de soutenir le terrorisme, et la Corée du Nord, pour ses tirs de missiles.

Méfiance vis-a-vis de Trump

Elle prévoit aussi un mécanisme inédit qui fâche la Maison-Blanche. Les parlementaires vont s'arroger le droit de s'interposer si jamais Donald Trump décidait de suspendre des sanctions déjà existantes contre la Russie. L'exécutif a eu beau défendre son pré carré, les chefs républicains du congrès ont été intraitables, tant les élus se méfient des intentions du milliardaire sur une éventuelle détente avec l'adversaire russe.

De Paris à Berlin en passant par Bruxelles, l'initiative du congrès américain passe très mal, car elle est unilatérale. Jusqu'à présent, le régime de sanctions contre la Russie en raison de la Crimée a été coordonné des deux côtés de l'Atlantique, de façon à faire bloc.

Plusieurs pays européens, notamment l'Allemagne, sont furieux car la loi donnerait au président américain la possibilité de sanctionner les entreprises qui travaillent sur des pipelines venant de Russie, en limitant par exemple leur accès aux banques américaines ou en les excluant des marchés publics aux Etats-Unis.

ATS