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La station de Davos accueille le 47e Forum économique mondial (WEF), qui reste très prisé malgré l'absence de quelques grands noms de la politique mondiale (archives).

KEYSTONE/ARNO BALZARINI

(sda-ats)

Le 47e Forum économique mondial (WEF) à Davos (GR) démarre ce mardi par une première: le président chinois Xi Jinping prononcera le discours d'ouverture d'une édition qui affiche une fréquentation record, malgré l'absence de nombreux leaders mondiaux.

A 11h00, la présidente de la Confédération Doris Leuthard ouvrira les feux par un mot de bienvenue aux participants avant de passer la parole au fondateur du forum, Klaus Schwab, 78 ans, et au chef d'Etat chinois, invité de marque cette année.

En visite officielle en Suisse depuis dimanche, M. Xi est accompagné dans la station grisonne d'une délégation impressionnante d'officiels de haut rang et de gens d'affaires. Les contacts entre représentants chinois devraient être soutenus, tant avec la future administration américaine qu'avec les représentants de la Commission européenne, qui viennent en nombre.

Des absents mais beaucoup de monde

Si de nombreux autres chefs d'Etat et de gouvernement brilleront par leur absence (Angela Merkel, François Hollande, Shinzo Abe), cette 47e édition du grand rassemblement annuel se distingue par une participation record: 3000 personnes - décideurs politiques, patrons et patronnes d'entreprises ou d'organisations, experts académiques, représentants de la société civile - se retrouveront pour quelque 400 conférences, discussions, ateliers et autres tables rondes.

Parmi eux, la patronne du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Roberto Azevedo et le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim, pour n'en citer que quelques-uns. Mais aussi la première ministre britannique Theresa May, le président sud-africain Jacob Zuma ou le nouveau secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

Vitrine pour le Conseil fédéral

Pour la Confédération, le rendez-vous de Davos sera comme chaque année l'occasion de cultiver les contacts avec de nombreux partenaires internationaux et de mettre son grain de sel lors de certains débats ou tables rondes. Six des sept conseillers fédéraux se rendront dans les Grisons à un moment ou à un autre au cours de la semaine. Seule Simonetta Sommaruga, ministre de la justice, ne fera pas le déplacement.

Les rencontres prévues entre les conseillers fédéraux et leurs homologues respectifs sont nombreuses. Johann Schneider-Amman a déjà un programme bien garni, tout comme Doris Leuthard, qui doit notamment signer jeudi un protocole d'entente sur l'énergie et le climat avec le chef du gouvernement québécois. Les relations Suisse-Union européenne seront bien entendu aussi à l'ordre du jour de ces rencontres bilatérales.

Appel à plus d'écoute

Au-delà du réseautage politique et économique, le WEF 2017 tentera de suivre le fil rouge annoncé par son fondateur Klaus Schwab sous le slogan: "Responsive and responsible leadership". En d'autres termes, les leaders mondiaux doivent être davantage à l'écoute des populations et agir en conséquence, avec courage et responsabilité.

Cette corrélation entre croissance économique et responsabilité sociale est indispensable pour faire face aux velléités populistes ou protectionnistes, selon l'ancien professeur d'économie, qui espère que ce message sera mieux entendu cette année.

Jusqu'à 5000 militaires

Un événement de cette ampleur entraîne des mesures de sécurité proportionnée, donc énormes: jusqu'à 5000 militaires peuvent être mobilisés pour un service d'appui du 13 au 23 janvier. L'aviation militaire garantit la sécurité de l'espace aérien.

La manifestation se terminera vendredi soir, par une prestation d'un orchestre composé uniquement de jeunes femmes afghanes.

ATS

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