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Le plus haut responsable du Parti communiste chinois de Lhassa a ordonné un renforcement de la surveillance policière des monastères au Tibet. Cette décision intervient après des manifestations de Tibétains violemment réprimées la semaine dernière dans des régions tibétaines voisines.

Qi Zhala, chef du Parti communiste de la capitale de la région autonome, a également demandé une lutte accrue contre les activités "séparatistes" selon lui fomentées par la "clique" du dalaï-lama, le chef spirituel des Tibétains honni par Pékin.

"Nous devons frapper fort toutes les activités séparatistes, destructrices et criminelles de la clique du dalaï", a-t-il déclaré dans un discours aux forces de l'ordre publié lundi sur l'internet.

M. Qi a aussi appelé à "cibler les efforts pour déployer efficacement les forces de police et renforcer les contrôles et la surveillance sur les routes nationales, dans les principaux monastères et autour des principaux suspects".

"Gangs" de moines

Les policiers chinois sont accusés par des associations d'avoir ouvert le feu par trois fois la semaine dernière contre des manifestants dans une région tibétaine de la province du Sichuan, faisant des morts et des dizaines de blessés. Les Etats-Unis se sont dits "très inquiets" de ces violences.

Pékin a admis que deux Tibétains avaient été tués, dont l'un abattu par sa police. Le pouvoir communiste a affirmé que les forces de sécurité avaient riposté contre des "gangs" notamment formés de moines, qui auraient saccagé des commerces et attaqué la police.

Les autorités chinoises ont empêché la presse étrangère de se rendre sur place et ont fortement entravé l'internet et les communications téléphoniques.

Le dalaï-lama ne s'oppose pas à ce que le Tibet reste dans le giron chinois, contrairement aux affirmations de Pékin qui l'accuse d'être un dangereux "séparatiste". Mais le chef spirituel tibétain, exilé en Inde, a accusé le pouvoir communiste de "génocide culturel" dans les régions tibétaines.

ATS