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Les élus de dix pays d'Europe de l'Est au sein du groupe conservateur au Parlement européen ont exprimé jeudi leur inquiétude face à l'activation de la clause de sauvegarde par la Suisse. Ils somment aussi Bruxelles d'agir contre les sites internet d'appels à la délation d'étrangers dans certains Etats.

Dans une lettre ouverte adressée au président de la Commission européenne José Manuel Barroso, ces eurodéputés l'appellent à s'élever "contre le recours à des doubles standards, à utiliser tout ce qui est en (son) pouvoir pour faire pression sur tous les mouvements, toutes les forces politiques et même sur les Etats pour mettre un terme à ces actes inacceptables".

"Ces mesures inacceptables créent des citoyens de seconde classe d'Europe centrale et orientale", accuse la lettre, signée par les chefs des délégations bulgare, tchèque, estonienne, hongroise, lettone, lituanienne, polonaise, roumaine, slovaque, et slovène du Parti populaire européen (PPE, conservateurs).

Sommaruga à Luxembourg

Comme la France et l'Allemagne, la Suisse veut décider elle-même quand elle doit réintroduire des contrôles à ses frontières, a déclaré jeudi Simonetta Sommaruga. Les Etats membres de l'Espace Schengen doivent toutefois discuter des conditions permettant de prendre une telle décision.

La cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) s'exprimait à son arrivée à Luxembourg pour une réunion du comité mixte Schengen avec ses homologues européens. Paris et Berlin demandent à ce que la question soit évoquée lors de cette rencontre, bien que la discussion dure depuis bientôt une année et que la présidence danoise de l'UE ne prévoie de reprendre le débat qu'en juin.

Mme Sommaruga entend aussi profiter de son voyage à Luxembourg pour discuter de l'activation de la clause de sauvegarde avec certains de ses collègues européens directement concernés par cette décision. Le sujet ne devrait toutefois pas être évoqué officiellement lors de cette réunion.

ATS