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Depuis 2011, la commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie récolte des preuves de crimes de guerre. Les responsables doivent pouvoir être poursuivis. Ces preuves ne vont pour l'heure que dans des archives, déplore Carla Del Ponte, membre de la commission.

"Tous les six mois, nous rédigeons un rapport destiné au Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève. Nous attendons de voir enfin la constitution d'un tribunal", a déclaré l'ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie dans une interview parue lundi dans le journal alémanique Blick.

La création d'un tribunal par la Cour pénale internationale (CPI) est actuellement entravée au Conseil de sécurité de l'ONU, avant tout par la Russie et la Chine. Pendant ce temps en Syrie, aussi bien des troupes du gouvernement que la milice terroriste de l'Etat islamique (EI) et d'autres groupes armés s'en prennent sans scrupules à la population civile.

Tribunal spécial

Afin de contourner le blocus au Conseil de sécurité, la commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie a déjà demandé la mise sur pied d'un tribunal spécial.

Selon Carla Del Ponte, toutes les parties en conflit en Syrie commettent des crimes de guerre. Par conséquent, les enquêteurs de l'ONU travaillent avec toutes les parties. "Je suis également en contact avec le régime syrien", affirme la Tessinoise.

Quant à savoir si la commission ne se compromet pas en agissant ainsi, Carla Del Ponte répond: "Ca ne va pas autrement. Je ne peux pas me faufiler illégalement dans le pays".

A titre personnel, l'ancienne procureure de la Confédération se dit pessimiste pour la Syrie. Avec la milice de l'EI, il n'y a même pas la possibilité d'une solution politique. "Ils ne veulent pas parler. Je ne suis pas une va-t-en-guerre, mais tant qu'on ne détruit pas la centrale de l'EI, il n'y aura pas de pourparlers de paix".

ATS