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La réforme de la prévoyance vieillesse doit garantir l'avenir financier des retraites malgré l'allongement de l'espérance de vie et les faibles rendements sur les marchés financiers (image symbolique).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Plus question de faire travailler chacun jusqu'à 67 ans. La commission du National a cédé jeudi au Conseil des Etats sur de nombreuses divergences sur la réforme des retraites. Mais elle refuse toujours d'accorder un bonus de 70 francs aux nouveaux rentiers AVS.

La commission de la sécurité sociale s'est opposée à ce mécanisme qui doit compenser la fonte des rentes du 2e pilier par 13 voix contre 12, a indiqué son président Ignazio Cassis (PLR/TI). Elle tient à son modèle qui mise sur une augmentation des cotisations de prévoyance professionnelle.

Pas d'accord non plus entre les Chambres sur l'augmentation de la TVA qui doit financer l'avenir des retraites. La commission tient à limiter la hausse de TVA à 0,6 point de pourcentage pour l'instant. La Chambre des cantons considère que seul un point entier permettra de garantir le financement de l'AVS jusqu'en 2030.

La commission a cédé sur tout le reste assez facilement. L'augmentation automatique de l'âge de la retraite jusqu'à 67 ans si le fonds AVS ne couvre plus que 80% de ses dépenses et qu'aucune réforme n'est engagée a été abandonnée par 23 voix contre 2.

Elle a aussi accepté nettement de lier le sort des deux volets du projet. La réforme n'entrera en vigueur que si le peuple et les cantons disent oui à l'augmentation de la TVA. Cette dernière devrait intervenir dès 2018 mais les changements touchant au 2e pilier seulement à partir de 2019.

La commission a par ailleurs décidé presque à l'unanimité d'épargner les rentes de veuves sans enfants à charge ainsi que celles pour enfant de l'AVS, qui complète la rente vieillesse pour les rentiers ayant encore une progéniture à charge.

Le National examiner le dossier de nouveau lundi.

ATS

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