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Face aux nouvelles accusations de la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager (photo), Google s'est contenté pour l'instant d'une réaction laconique.

KEYSTONE/AP/DARKO VOJINOVIC

(sda-ats)

La Commission européenne a ouvert jeudi une troisième brèche contre le géant américain de l'internet Google. Elle l'accuse cette fois de position dominante dans ses pratiques publicitaires.

L'entreprise de Mountain View est désormais visée par trois enquêtes de Bruxelles pour pratiques anticoncurrentielles sur trois sujets différents: une situation sans précédent dans l'histoire de l'UE.

Jeudi, l'exécutif européen lui a adressé une "communication des griefs" - l'équivalent d'un acte d'accusation dans le jargon bruxellois -, lui "reprochant d'avoir abusé de sa position dominante en limitant artificiellement la possibilité, pour les sites web tiers, d'afficher les publicités contextuelles émanant de concurrents".

Le même jour, la Commission européenne a complété une accusation déjà formulée en avril 2015, selon laquelle Google a abusé de sa position dominante en favorisant systématiquement son service de comparaison de prix dans ses pages de résultats.

A ces deux fronts s'ajoute un troisième, ouvert le 20 avril dernier, concernant le système d'exploitation et les applications Android. Bruxelles accusait Google d'obliger les fabricants de smartphones utilisant son logiciel de pré-installer ou de privilégier certains de ses services sur leurs appareils.

Dans chacun des trois cas, Google pourrait recevoir une amende allant jusqu'à 10% de son chiffre d'affaires.

Amende encore inconnue

Un porte-parole de l'exécutif européen a toutefois précisé qu'"on ne peut spéculer sur le montant (de l'amende) actuellement". "Cela dépend du comportement anticoncurrentiel de l'entreprise ainsi que de la durée du comportement", a-t-il souligné.

Jusqu'ici, l'entreprise la plus lourdement sanctionnée par l'UE est le géant américain des logiciels, Microsoft: en moins d'une décennie, il a dû payer environ deux milliards d'euros.

Google doit désormais répondre aux trois accusations à la fin de l'été.

Réponse détaillée

Face aux nouvelles accusations de la commissaire européenne à la Concurrence, l'intransigeante Danoise Margrethe Vestager, Google s'est contenté pour l'instant d'une réaction laconique transmise par courrier électronique à l'AFP.

"Nous croyons que nos innovations et améliorations de produits ont offert plus de choix aux consommateurs européens et stimulé la concurrence. Nous examinerons les nouvelles pièces de la Commission et apporterons une réponse détaillée au cours des prochaines semaines", a-t-il argué.

"La défense de Google est connue d'avance: Ils vont dire que c'est de l'acharnement contre eux et les Américains, mais je pense que Mme Vestager ne mettra pas longtemps à démontrer qu'elle ne se soucie pas de la nationalité des sociétés pour les condamner", a commenté Jacques Lafitte, fondateur d'Avisa Partners, un cabinet bruxellois, spécialiste des dossiers de concurrence.

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