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Plus de 1,2 million d'habitants en Suisse sont concernés par la pauvreté ou menacés de l'être (photo symbolique).

KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI

(sda-ats)

Malgré "la nécessité d'agir" contre la pauvreté, le Conseil fédéral veut "renoncer à mener activement une politique de lutte" contre ce phénomène, regrette lundi Caritas Suisse. L'organisation demande à Berne de prendre des mesures face à une situation qui s'aggrave.

Dans une prise de position lundi, Caritas demande à la Confédération d'assumer "son rôle directif" dans la lutte contre la pauvreté.

"La Confédération se distancie de la politique de lutte contre la pauvreté et en confie l’unique responsabilité aux cantons. On peut dire que le Conseil fédéral (...) croise les bras et se contentera d’observer de loin l’évolution de la pauvreté en Suisse", dénonce le directeur de Caritas, Hugo Fasel.

"Retour à la case départ"

"Politiquement, cette décision du Conseil fédéral est un retour à la case départ", ajoute-t-il.

En Suisse, quelque 615'000 personnes sont touchées par la pauvreté, dont 108'000 enfants. Et 600'000 autres vivent dans des conditions précaires, juste au-dessus du seuil de pauvreté, souligne Caritas. Et malgré une situation économique excellente en Suisse, le taux de pauvreté augmente, notamment chez les enfants.

Une situation qui rend incompréhensible, pour Caritas, la décision de la Confédération de renoncer à mettre en place une surveillance et de diminuer la somme allouée à la lutte contre la pauvreté, qui sera de "tout juste 500'000 francs par année" dès 2019. De 2014 à 2018, pour la mise en oeuvre du Programme national de prévention et de lutte contre la pauvreté, la Confédération a versé 9 millions de francs.

Pauvreté des enfants "sans réponse"

Dans sa prise de position, Caritas préconise une série d'étapes "urgentes" pour améliorer la situation. Elle demande notamment de fixer un but contraignant visant à réduire de moitié la pauvreté, comme prévu par l'Agenda 2030 de développement durable de l'ONU, signé par la Suisse, et de garantir un minimum vital social.

Pour lutter contre la pauvreté des familles, Caritas demande également la mise en place de prestations complémentaires. Elle s'inquiète notamment que "la pauvreté des enfants reste sans réponse" dans la plupart des cantons, à l'exception, entre autres, de Vaud et Genève, qui ont déjà introduit de telles prestations.

L'organisation demande également d'investir dans la formation continue obligatoire et que les offres de prise en charge extra familiale des enfants, telles que les crèches, soient gratuites pour les familles pauvres, où les deux parents doivent souvent travailler.

Caritas présentera ses revendications à la Conférence nationale contre la pauvreté le 7 septembre à Berne.

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ATS