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Lieutenant-colonel dans l'état-major du sport, le médecin aurait proposé de la testostérone à un skieur de fond amateur afin d'augmenter ses performances, selon une investigation internationale (photo symbolique).

KEYSTONE/EPA/PATRICK SEEGER

(sda-ats)

L'armée suisse et le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) tirent les conséquences des reproches de dopage contre un médecin du sport bernois. Tant que l'on ne sait pas s'il est coupable ou non, l'intéressé est suspendu de ses activités au sein de la Confédération.

Il ne peut exercer pour l'armée, ni participer à des vols de rapatriement. L'homme a fait les gros titres en début de semaine suite à une enquête menée par des journalistes de plusieurs pays, dont certains travaillent pour le magazine en ligne Republik.

Ce pool de recherche dit avoir confondu le médecin par caméra: il aurait proposé de la testostérone à un présumé skieur de fond amateur pour augmenter ses performances.

La justice bernoise s'est entretemps saisie de l'affaire. Le ministère public régional de Berne-Mittelland mène une enquête pour infraction à la loi sur l'encouragement du sport, a indiqué un porte-parole dimanche à l'ats.

Lieutenant-colonel

Ce médecin exerçait au sein de l'armée en tant que lieutenant-colonel dans l'état-major du sport. Le porte-parole de l'armée Daniel Reist a confirmé ces informations du SonntagsBlick. Après que les reproches ont été divulgués, la collaboration a été suspendue, explique M. Reist.

Cependant, son comportement au sein de l'armée a toujours été irréprochable, poursuit le porte-parole. L'état-major du sport s'occupe notamment de compétitions militaires internationales.

Repércussions au SEM

Le cas a des répercussions jusqu'au Secrétariat d'Etat aux migrations. Le médecin travaillait en effet comme indépendant pour la société privée Oseara, mandatée par la Confédération pour accompagner médicalement des requérants d'asile déboutés.

Ce spécialiste en médecine interne a accompagné au total onze vols spéciaux depuis le 1er juin 2016, le dernier en octobre 2017, précise Lukas Rieder, porte-parole du SEM, revenant sur une information du SonntagsBlick. Oseara a immédiatement cessé de déployer l'intéressé, ceci tant que son cas n'est pas éclairci.

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ATS