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Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres (centre) avec le président chypriote Nicos Anastasiades (droite) et le président de la République turque de Chypre Nord (RTCN) Mustafa Akinci (gauche), jeudi à Genève.

Keystone/KEYSTONE POOL/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

La première phase de la Conférence "historique" pour la réunification de Chypre à Genève n'aura duré qu'une journée. Après une proposition grecque, les participants ont convenu d'une pause avant la reprise des discussions politiques.

Un groupe de travail sur la sécurité va se retrouver mercredi prochain pour identifier les questions à résoudre, selon des sources concordantes. Le niveau politique reviendrait de son côté plus tard dans les discussions à Genève.

Les deux parties chypriotes grecque et turque abordaient pour la première fois la thématique de la sécurité autour de la même table avec les Etats garants de l'ordre constitutionnel de l'île divisée depuis plus de 40 ans: la Turquie, la Grèce et la Grande-Bretagne. Ces pays étaient représentés par leur ministre des affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, Nikos Kotzias et Boris Johnson.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini ont aussi fait le déplacement.

Approche grecque ciblée

Entouré du président chypriote Nicos Anastasiades et de celui de la République turque de Chypre Nord (RTCN) Mustafa Akinci, le nouveau secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait dit dans l'après-midi que l'île est "très proche" d'un règlement politique. Les Chypriotes le "méritent" et "le monde en a besoin".

"Vous ne pouvez pas attendre de miracles", avait-il toutefois prévenu, appelant à la patience. Quelques heures plus tard, M. Kotzias a lancé le scénario du groupe de travail lors d'une conférence à laquelle seuls les médias grecs ont été admis.

Mais selon des sources concordantes, la proposition n'avait pas été présentée aux autres participants auparavant, même pas aux Chypriotes grecs. Cette approche a provoqué une incertitude avant la solution annoncée en fin de soirée.

Symbole pas nécessairement prometteur, les discussions avaient lieu dans la salle où se réunit la Conférence du désarmement qui n'a pas avancé depuis plus de 20 ans.

Didier Burkhalter plutôt prudent

De son côté, le conseiller fédéral Didier Burkhalter n'assiste pas à la conférence, mais a eu une brève interaction avec les différentes parties. Il a salué les avancées récentes mais reste aussi prudent.

Selon le traité d'indépendance de 1960, les Etats garants peuvent en cas de besoin intervenir militairement pour rétablir l'ordre dans l'île. Cette mesure avait été utilisée par la Turquie en 1974. L'armée turque avait envahi la partie nord de l'île en réaction à un coup d'Etat visant à rattacher le pays à la Grèce.

Les Chypriotes grecs souhaitent un retrait des militaires turcs positionnés dans le nord. Leurs homologues turcs préféreraient le maintien d'une présence réduite. La position de la Turquie sur cet élément sera cruciale, alors que la Grèce considère comme dépassé ce rôle d'Etat garant.

Au moins 200'000 déplacés

Le moment venu, M. Guterres s'est dit prêt à saisir le Conseil de sécurité pour garantir une solution "durable" pour un Etat bizonal, bicommunautaire et réunifié. Mercredi, les deux parties avaient déjà marqué l'Histoire de leur pays en échangeant pour la première fois en plus de 40 ans de division leur carte pour un futur Etat fédéral.

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ATS