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La Corée du Nord a procédé à son quatrième tir de missiles en moins de cinq semaines (archives).

KEYSTONE/EPA/JEON HEON-KYUN

(sda-ats)

La Corée du Nord a tiré jeudi ce qui semble être des missiles antinavires au large de sa côte orientale, a annoncé l'armée sud-coréenne. L'état-major de l'armée précise que les tirs ont été effectués dans la matinée près du port nord-coréen de Wonsan.

Il s'agit du quatrième tir nord-coréen en moins de cinq semaines. De nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU interdisent à Pyongyang de poursuivre ses programmes balistique et nucléaire et Washington menace le pays d'une intervention militaire.

Vendredi dernier, le Conseil de sécurité a adopté à l'unanimité une résolution qui sanctionne 14 responsables nord-coréens, dont le chef présumé des services d'espionnage, et 4 entités, en réponse à la poursuite par la Corée du Nord de son programme d'armement.

Pyongyang a rejeté ces nouvelles sanctions et promis de ne pas reculer "dans notre programme de développement nucléaire militaire qui a été choisi pour défendre la souveraineté du pays", a rapporté l'agence nord-coréenne KCNA.

La Corée du Nord a procédé à des dizaines de tirs de missiles et à deux essais nucléaires depuis le début 2016. Elle cherche à mettre au point un missile balistique intercontinental (ICBM) capable de porter le feu nucléaire sur le continent américain, ce qui, selon le président américain Donald Trump, "n'arrivera pas".

Gel du déploiement du Thaad

Mercredi, la Corée du Sud a annoncé qu'elle allait geler le déploiement du très controversé bouclier antimissile américain, a annoncé mercredi le bureau présidentiel. Et ce en attendant le résultat d'une évaluation de son impact environnemental ordonnée par le nouveau président Moon Jae-In.

Avant son arrivée au pouvoir en mai, le nouveau président de centre-gauche s'était montré très réservé quant à l'opportunité de déployer le système Thaad (Terminal High Altitude Area Defense), annoncé en 2016 par la précédente chef de l'Etat conservatrice.

Il n'y a "aucun besoin de retirer" les deux lanceurs déjà installés, a déclaré à la presse un haut responsable du bureau présidentiel. Néanmoins, "tout déploiement supplémentaire (du Thaad) ne devra être effectué qu'une fois achevée l'évaluation de l'impact sur l'environnement".

Quatre lanceurs supplémentaires, arrivés en Corée du Sud avant la prise de fonction de M. Moon, sont actuellement stockés sur une base américaine dans ce pays où sont déployés quelque 28'500 soldats américains. Washington et Séoul sont liés par un traité de sécurité depuis la guerre de Corée (1950-53).

ATS

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