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Pyongyang estime que la Corée du Sud "n'a pas à s'exprimer" sur ses missiles (archives).

KEYSTONE/AP KCNA via KNS

(sda-ats)

Le réchauffement entre Corées n'a pas franchi la porte de la Conférence du désarmement à Genève. Pyongyang a dit mardi que Séoul "n'a pas à s'exprimer" sur le nucléaire, alors que Washington a répété que les Nord-Coréens sont à "quelques mois" de pouvoir les frapper.

Cette question devrait "être réglée entre la Corée du Nord et les Etats-Unis", a affirmé devant les Etats le représentant nord-coréen. Et de cibler l'alliance entre Séoul et Washington.

"Il n'y a aucun avantage pour les autorités sud-coréennes à s'appuyer sur des forces externes pour résoudre un problème interne à la nation coréenne", a-t-il insisté. Il a enjoint son voisin de ne pas participer à de nouvelles manoeuvres militaires avec Washington qu'il accuse de "bloquer" le rapprochement intercoréen par sa politique "hostile".

De son côté, l'ambassadeur américain Robert Wood a rétorqué que le nucléaire nord-coréen constituait une tension entre Pyongyang et l'ensemble de la communauté internationale. Alors que les deux Corées ont entamé récemment un dialogue avant les Jeux Olympiques de Pyeongchang, son collègue sud-coréen avait auparavant affirmé que son pays continuerait à collaborer "étroitement" avec les autres sur le dossier nord-coréen.

Chine et Russie pas contentes

Il s'est réjoui de la nouvelle posture nucléaire américaine controversée, présentée vendredi dernier. M. Wood l'a à nouveau justifiée par un environnement international plus incertain que celui du précédent réexamen en 2010, notamment avec l'extension des "stocks" chinois, russe et nord-coréen.

"La Corée du Nord n'est peut-être désormais qu'à quelques mois d'avoir la capacité de frapper les Etats-Unis avec des missiles balistiques" nucléaires, a-t-il affirmé. Devant la presse, il a souligné "ne pas avoir de nouvelle information à partager" sur cette évaluation et a renvoyé à la préoccupation affichée par les secrétaires d'Etat Rex Tillerson et à la défense James Mattis.

Il y a quelques mois, la CIA avait déjà mentionné ce calendrier. Outre la Corée du Nord, la nouvelle posture nucléaire américaine s'est attiré les critiques de la Chine et la Russie. Pékin a notamment affirmé mardi que les Etats-Unis ne font qu'aggraver le "déséquilibre" avec les autres pays nucléaires.

"En mettant au point des armes nucléaires de faible puissance et en abaissant le seuil" du recours à cet armement, "ils augmentent le risque d'une utilisation réelle", a affirmé l'ambassadeur chinois. M. Wood estime au contraire que cette politique "étend le seuil" pour ceux qui souhaiteraient remettre en cause les capacités militaires américaines.

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ATS