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La Cour constitutionnelle de Corée du Sud a aboli jeudi par sept voix contre deux une loi controversée sur l'adultère. Ce texte visant à protéger les valeurs de la famille faisait des relations extra-conjugales un délit passible de prison depuis plus de 60 ans.

"La perception des droits individuels en matière de vie sexuelle a changé", a expliqué le président de la Cour Park Han-Chul. "Même si l'adultère doit être condamné comme étant immoral, la puissance publique ne doit pas intervenir dans la vie privée des individus", a-t-il ajouté.

C'est la cinquième fois que cette instance était appelée à examiner la légalité de ce texte qui faisait de la Corée du Sud l'un des rares pays non musulmans de la planète à considérer l'infidélité comme un acte criminel.

Recul des inculpations

Au cours des six dernières années, près de 5500 personnes ont été poursuivies pour délit d'adultère, dont près de 900 en 2014. Mais le nombre des inculpations était en déclin et les peines de prison de plus en plus rares.

En 2004, 216 personnes ont été emprisonnées pour adultère et 42 en 2008. Depuis cette date, seules 22 personnes se sont retrouvées derrière les barreaux, selon le parquet.

Ces chiffres reflètent les changements survenus dans la société sud-coréenne, où la modernisation ultra-rapide s'est souvent retrouvée en contradiction avec les traditions conservatrices.

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ATS