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Friedrich Tinner et ses deux fils Urs et Marco ont comparu lundi à Bellinzone devant le Tribunal pénal fédéral (TPF). Ils ont été longuement interrogés par la Cour des affaires pénales. Celle-ci se laisse le temps de la réflexion et ne rendra pas son verdict avant mardi après-midi.

Longuement interrogés par les juges, les trois accusés, qui répondent de violations de la loi fédérale sur le matériel de guerre, n'ont pas pu ou pas voulu répondre à de nombreuses questions. Friedrich Tinner, âgé de 75 ans, a formellement refusé de donner des précisions concernant l'objet du contrat de coopération que lui et ses fils avaient passé avec les autorités américaines.

"C'est une toute autre histoire que celle qui nous occupe ici", a déclaré le septuagénaire. Il a rappelé ensuite que c'est lui seul qui avait pris l'initiative de contacter les autorités américaines pour les aviser d'un risque de violation du Traité de non-prolifération des armes nucléaires par un Etat inconnu.

A la question de savoir pourquoi il n'a pas averti les autorités suisses lorsqu'il s'est douté que ses exportations de matériel, destinées à la fabrication de centrifugeuses, pouvaient servir des fins non-pacifiques, Friedrich Tinner s'est contenté de répondure qu'avec les Américains, il savait que "l'affaire était en de bonnes mains".

Très évasif

Les trois juges de la Cour des affaires pénales ont aussi longuement interrogé Marco Tinner. Celui qui fut le comptable de la famille est souvent resté très évasif. Il n'a guère apporté de précisions concernant les zones d'ombre qui entourent les versements des Etats-Unis et les flux financiers liés aux transactions effectuées pour le compte du réseau pakistanais d'Abdul Qader Khan.

Selon les conclusions d'une expertise présentée lundi au procès, les activités industrielles des Tinner leur ont rapporté au total 25,6 millions de francs. Les accusés ont toutefois rappelé qu'il ne s'agissait pas de bénéfice et qu'ils devaient payer notamment les fournisseurs, le frêt et le matériel fourni.

Le procureur de la Confédération, Peter Lehmann, estime qu'une peine de 24 mois avec sursis pour Fridrich Tinner, est appropriée. Et il a requis les peines de 50 et 41 mois de prison contre Urs et Marco Tinner.

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ATS