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La Cour suprême des Maldives confirme la défaite du président

Le président sortant des Maldives Abdulla Yameen doit officiellement céder le pouvoir au président-élu le 17 novembre (archives). KEYSTONE/EPA MALDIVES PRESIDENCY/MALDIVES PRESIDENCY HANDOUT sda-ats
Ce contenu a été publié le 21 octobre 2018 - 18:31
(Keystone-ATS)

La Cour suprême des Maldives a rejeté dimanche un recours en annulation formé par l'homme fort de l'archipel de l'océan Indien, Abdulla Yameen. Elle a confirmé sa défaite à la présidentielle de septembre.

Les cinq juges ont estimé à l'unanimité que le président sortant n'avait pas prouvé que le scrutin remporté par l'opposant Ibrahim Mohamed Solih avec 58,4% des voix avait été truqué. M. Yameen, 59 ans, avait clairement reconnu mercredi sa défaite dans un discours télévisé.

Il avait saisi la plus haute instance judiciaire du pays début octobre, expliquant avoir reçu des témoignages faisant état de fraude. Il avait notamment évoqué une "encre qui disparaît" sur les bulletins en sa faveur.

Le président-élu Ibrahim Mohamed Solih s'est félicité du jugement de la Cour suprême. "Après des semaines d'incertitude, le peuple des Maldives peut enfin considérer clairement le résultat des élections. Le recours en annulation était frivole depuis le début et reflète davantage l'incapacité de certains milieux à accepter la défaite qu'une inquiétude sincère sur le scrutin", a-t-il estimé.

"Théories de la conspiration"

Ce recours reposait sur des "théories de la conspiration", s'est gaussé le parlementaire de l'opposition Mariya Didi, sur Twitter.

La manoeuvre de Abdulla Yameen, proche de Pékin et connu pour réprimer toute dissidence, avait suscité l'inquiétude de la communauté internationale, en particulier les Etats-Unis, l'Union européenne et l'Inde voisine. Les Etats-Unis avaient menacé de sanctions M. Yameen s'il remettait en cause le résultat des urnes.

En cinq années passées à la tête de cette micro-nation de l'océan Indien réputée pour ses plages de sable blanc et ses hôtels de luxe il a mené une politique de répression féroce en incarcérant ou forçant à l'exil ses opposants, muselant société civile et médias.

Il était arrivé au pouvoir en 2013 en battant Mohamed Nasheed - premier président démocratiquement élu de l'histoire du pays - dans des circonstances controversées. Abdulla Yameen doit officiellement céder le pouvoir au président-élu le 17 novembre.

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