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Les opposants à la peine de mort ont manifesté en fin de semaine passée à Little Rock, en Arkansas (archives)

KEYSTONE/AP/KELLY P. KISSEL

(sda-ats)

La Cour suprême des Etats-Unis a mis son veto lundi à une demande de dernière minute des autorités de l'Arkansas de procéder à une exécution. Cet Etat avait demandé le feu vert pour la première mise à mort depuis plus d'une décennie dans cet Etat du sud.

La décision de la Cour suprême des Etats-Unis est intervenue quelques minutes avant que l'ordre de l'exécuter n'expire à 12h00 locales (07h00 mardi en Suisse), à l'issue d'une journée riche en rebondissements judiciaires. L'exécution du condamné Don Davis était initialement prévue ce mois-ci. Aucune nouvelle date n'a été fixée.

Cette décision constitue le dernier revers judiciaire en date pour cet Etat du sud des Etats-Unis qui entendait procéder à huit exécutions entre le 17 et le 27 avril à un rythme sans précédent.

Ce dernier développement représente un échec pour le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, qui plaide pour ces exécutions. "Bien que la journée ait été épuisante pour toutes les personnes concernées, nous continuerons demain de nous battre contre les appels de dernière minute et les efforts pour s'opposer à la justice pour les familles des victimes", a communiqué le gouverneur.

"L'Etat de l'Arkansas continuera d'aller de l'avant pour procéder à l'exécution des autres détenus", a-t-il indiqué.

Mobilisation internationale

L'affaire a lieu aussi alors qu'une substance très controversée utilisée pour les exécutions par injection dans plusieurs Etats américains, le bromure de vécuronium, est de plus en plus difficile à obtenir. Plusieurs compagnies pharmaceutiques, en particulier en Europe, l'interdisent pour des exécutions.

Les opposants à la peine de mort font valoir que cette substance entraîne une longue agonie, provoquée par la paralysie des muscles.

Les exécutions prévues en Arkansas ont suscité l'émoi à l'étranger. L'Union européenne a exhorté le gouverneur de l'Etat à "commuer" les sentences. Amnesty International a demandé une "mise à l'arrêt urgente du tapis roulant d'exécutions" dans l'Arkansas et l'organisation Human Rights Watch a dénoncé "un déluge de mises à mort inédit dans l'histoire américaine moderne".

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ATS