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"Un par un, l'un après l'autre, ils iront tous en prison et on placera sous séquestre leurs biens, leurs comptes et tout le reste", a affirmé Nicolas Maduro dans son émission hebdomadaire. Le président vénézuélien fait référence aux membres de la Cour suprême parallèle, créée par l'opposition.

KEYSTONE/EPA EFE/Palacio de Miraflores/MIRAFLORES PALACE HANDOUT

(sda-ats)

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé dimanche une sévère répression contre les membres de la Cour suprême parallèle créée par l'opposition: ils iront en prison et leurs biens seront placés sous séquestre.

"Un par un, l'un après l'autre, ils iront tous en prison et on placera sous séquestre leurs biens, leurs comptes et tout le reste, et personne ne les défendra", a affirmé Nicolas Maduro dans son émission hebdomadaire sur la télévision officielle VTV.

L'opposition, majoritaire au Parlement depuis les élections législatives de décembre 2015, ne reconnaît pas la légitimité de l'actuel Tribunal suprême de justice (TSJ, Cour suprême).

Elle considère que ses 33 membres ont été élus de manière irrégulière en 2015 par l'ancienne majorité chaviste (du nom d'Hugo Chavez, président de 1999 à son décès en 2013, dont Nicolas Maduro est l'héritier) et qu'ils font preuve de partialité en faveur de l'exécutif.

Première arrestation

L'opposition a donc élu vendredi 33 magistrats pour constituer un TSJ parallèle. Dernière initiative en date prise contre le président Maduro et contre sa volonté de créer une assemblée constituante censée réécrire la Constitution en vigueur.

Le TSJ a répliqué en déclarant que la formation de cette institution parallèle était constitutive des délits d'"usurpation de fonctions" et de "trahison de la patrie", punissables de peines de prison.

Un des magistrats de la Cour suprême parallèle, Angel Zerpa Aponte, a déjà été arrêté samedi par les services de renseignement vénézuéliens, le SEBIN, a déclaré l'opposition dans un message publié sur le compte Twitter du Parlement.

ATS