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La région du Golfe est cruciale pour les ventes de gros porteurs d'Airbus que des compagnies comme Qatar Airways, Emirates et Etihad achètent massivement pour nourrir leurs hubs destinés à récupérer une part croissance du trafic aérien mondial (archives).

KEYSTONE/EPA/GUILLAUME HORCAJUELO

(sda-ats)

Le président exécutif d'Airbus Tom Enders s'est montré jeudi inquiet concernant les risques géopolitiques actuels. Des risques allant de la crise diplomatique entre le Qatar et plusieurs de ses pays voisins aux négociations potentiellement "difficiles" sur le Brexit.

L'Arabie saoudite et ses alliés du Golfe, ainsi que l'Egypte et le Yémen, ont rompu lundi leurs relations diplomatiques avec le Qatar, sous l'accusation de complaisance envers les islamistes et l'Iran. Ils ont ensuite fermé toutes leurs frontières aériennes, maritimes et terrestres avec l'émirat.

"C'est une situation qui est perturbante pour nos industries", a dit l'Allemand Tom Enders en ouverture de deux journées presse à Toulouse en préparation du salon du Bourget qui ouvre ses portes le 19 juin près de Paris. "Nous espérons sincèrement que ces perturbations ne dégénéreront tout simplement pas en un conflit de longue durée".

La région du Golfe est cruciale pour les ventes de gros porteurs d'Airbus que des compagnies comme Qatar Airways, Emirates et Etihad achètent massivement pour nourrir leurs hubs destinés à récupérer une part croissance du trafic aérien mondial. "Je crois réellement qu'il ne faut pas sous-estimer le potentiel de croissance de cette région à long terme", a ajouté Tom Enders, faisant référence au Moyen-Orient et à la Turquie.

Compétitivité

La région ne représente qu'environ 13% de son carnet de commandes d'avions de ligne, a-t-il fait remarquer. "Nous ne devons pas nous laisser aveugler par des conflits momentanés dans cette région", a poursuivi Tom Enders.

Au Royaume-Uni, où Airbus est bien implanté, le Parti conservateur n'a obtenu jeudi qu'une majorité réduite aux élections législatives anticipées, selon un sondage sortie des urnes. La Première ministre Theresa May espérait, elle, sortir renforcée du scrutin avant d'entamer les négociations du Brexit.

"Nous évaluerons ce que le résultat de ces négociations signifie pour nous", a dit Tom Enders. "Toute barrière douanière pourrait aussi impacter la compétitivité de nos activités en Grande-Bretagne", a ajouté le patron d'Airbus.

Avion commun

Mais la situation géopolitique actuelle pourrait permettre à l'Europe d'avancer dans la préparation d'un futur avion de combat commun après avoir raté le coche dans les années 1990, a cependant noté Tom Enders.

La chancelière allemande Angela Merkel a estimé fin mai que l'Europe ne pouvait plus totalement compter sur ses alliés, peu après les rencontres difficiles avec Donald Trump dans le cadre du G7 et de l'Otan.

Les analystes s'accordent sur le fait que l'Europe devra se doter d'un seul avion de combat pour succéder, à terme, au Rafale de Dassault Aviation et à l'Eurofighter Typhoon, coproduit par Airbus en consortium avec le britannique BAE Systems et l'italien Leonardo.

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ATS