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La croissance de la zone euro ralentit au 3e trimestre et déçoit

La zone euro a vu sa croissance légèrement ralentir au troisième trimestre. Son produit intérieur brut (PIB) s'est affiché en hausse de 0,3%, contre 0,4% au trimestre précédent, révèle vendredi la première estimation de l'office européen des statistiques Eurostat.

C'est une déception alors que les analystes tablaient sur une croissance évoluant au même rythme qu'au deuxième trimestre.

En comparaison avec la même période de l'année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 1,6% dans la zone euro au troisième trimestre, après une progression de 1,5% au deuxième trimestre.

Aucun détail n'a été donné sur les composants de la croissance. "Il est toutefois juste de dire que les consommateurs de la zone euro ont probablement sauvé la journée de la croissance européenne", a estimé Peter Vanden Houte de la banque néerlandaise ING.

La demande intérieure a été certainement soutenue par la baisse des prix énergétiques et le recul du chômage, a avancé l'analyste, qui évoque dans le même temps un ralentissement des exportations lié à l'accès de faiblesse des marchés émergents.

La France se relance

Dans le détail, l'Allemagne a vu sa croissance légèrement ralentir (+0,3%) de juillet à septembre, comme cela était attendu. La première économie de la région exporte à tour de bras vers les pays émergents, notamment vers l'Asie, et voit avec anxiété le ralentissement de la croissance chinoise.

D'ordinaire à la traîne, la France a en revanche amorcé un redémarrage au troisième trimestre après avoir stagné au cours des trois mois précédents, enregistrant une croissance de 0,3%.

"Nous sommes sortis de cette trop longue période de croissance extrêmement faible, extrêmement poussive et nous sommes entrés dans une nouvelle phase", s'est félicité le ministre des Finances, Michel Sapin.

En Italie, la croissance a fait moins bien que prévu (+0,2%), tandis que l'Espagne a confirmé son dynamisme avec une croissance de 0,8% au troisième trimestre.

Les Pays-Bas et le Portugal ont déçu avec une croissance extrêmement modeste (+0,1%) voire à l'arrêt. La Grèce a vu son économie se contracter de 0,5% au troisième trimestre, quand le pays a été menacé d'être poussé hors de l'euro et a imposé un contrôle des capitaux, toujours en vigueur.

Autre pays à la peine: la Finlande, sortie de récession au deuxième trimestre, a vu son économie replonger (-0,6%). L'Estonie a elle aussi vu son économie se contracter, de 0,5%.

La BCE pourrait réagir

Au final, ces données confortent l'idée que la Banque centrale européenne (BCE) doit accroître son soutien en accommodant sa politique monétaire comme elle pourrait le faire dès décembre, a estimé Jonathan Loynes, de Capital Economics.

Face à une économie déprimée et une inflation désespérément basse en zone euro, la BCE va "réexaminer" lors de la réunion du conseil des gouverneurs de décembre le calibrage de sa politique monétaire, a indiqué fin octobre son président, Mario Draghi.

Pour M. Loynes, cela pourrait se traduire par un renforcement du vaste programme d'achats de dettes publiques et privées. L'idée serait d'augmenter les achats, actuellement à 60 milliards d'euros par mois, à 80 milliards d'euros. Une baisse des taux est également envisageable.

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