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La Croix-Rouge internationale a dénoncé jeudi à Rio de Janeiro un des aspects les moins connus de la pollution de la planète: la contamination provoquée par les armes et munitions abandonnées après les conflits.

Les munitions n'ayant pas explosé tuent et mutilent dans les villes et les campagnes. Mais elles détruisent aussi la faune et la flore, a affirmé le CICR en marge de la conférence de l'ONU sur le développement durable Rio+20 qui s'est ouverte mercredi.

"La pollution par les armes ne représente pas seulement une menace permanente pour la sécurité de populations entières, mais interdit aussi l'accès aux terres cultivables, à l'eau et aux aliments", a déclaré le responsable de la Croix-Rouge pour l'Argentine, le Brésil, le Chili et l'Uruguay, Felipe Donoso.

Campagne de prévention

La Croix-Rouge a estimé que cela concernait 40% des pays où elle était présente, y compris la Libye, "où les explosifs résultant de la guerre empêchent les populations de rentrer chez elles et retarde la reconstruction post-conflit". En Libye, le CICR a indiqué avoir détruit 6500 engins explosifs depuis 2011.

La pollution par les armes est provoquée essentiellement par les munitions non explosées, comme les mines, grenades, mortiers et obus. L'an dernier, la Croix-Rouge internationale a lancé des campagnes de prévention dans une vingtaine de pays, dont l'Azerbaïdjan, la Bosnie, la Côte d'Ivoire, l'Erythrée, l'Irak et le Népal.

ATS