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L'avocat du milliardaire suisse Stephan Schmidheiny a demandé mardi l'acquittement de son client au procès Eternit devant le tribunal de Turin. Selon lui, les faits remontent à une période trop éloignée pour permettre d'assurer "au mieux" la défense de l'ancien dirigeant du groupe d'amiante.

"Les documents ne sont pas trouvés, de nombreux témoignages n'existent plus" et les autres ne sont pas recevables en raison de l'ancienneté de cette affaire, a dit l'avocat de M. Schmidheiny, Astolfo Di Amato. Il a estimé que les principes de la défense garantis par la Constitution italienne et la Charte européenne des droits fondamentaux n'étaient pas assurés.

Lundi, l'avocat d'un autre ex-dirigeant du groupe, le baron belge Louis de Cartier, avait également demandé l'acquittement pour son client en raison de la prescription des faits selon lui. L'octogénaire n'avait qu'"un rôle minoritaire" et non "décisionnel" au sein du groupe d'amiante italien Eternit S.p.a Gênes, avait aussi dit Cesare Zaccone.

Vingt ans de prison

Et même s'il avait eu un tel pouvoir, les employés auraient déjà été exposés à l'amiante depuis des années avant son arrivée dans le groupe en 1971, a-t-il ajouté.

Le ministère public a requis en juillet vingt ans de prison contre MM. de Cartier et Schmidheiny. Ces deux ex-dirigeants sont accusés d'être responsables du décès de près de 3000 personnes en Italie. La société aurait négligé les mesures de sécurité sur les lieux de travail entre 1952 et 2008.

ATS