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Le président est accusé d'avoir reçu 500'000 réais (environ 146'000 francs) de pots-de-vin de la part du géant de la viande JBS, par l'intermédiaire d'un proche collaborateur filmé en train de recevoir une valise pleine de billets (archives).

KEYSTONE/EPA EFE/JOÉDSON ALVES

(sda-ats)

Les avocats du président brésilien ont remis mercredi au Parlement un document présentant les arguments de la défense face aux accusations de corruption dont Michel Temer fait l'objet. Et ce dernier est déterminé à se battre jusqu'au bout.

"Le président n'a commis aucun délit", a affirmé l'avocat Antonio Cláudio Mariz de Oliveira après avoir remis ce document. "Ces accusations ne visent pas un citoyen commun, mais le président de la République", a argumenté l'avocat. "L'accusation n'est pas fondée sur des preuves. C'est une fiction fondée sur des hypothèses, des suppositions", a-t-il insisté.

L'argumentaire des avocats a été remis à la Commission Constitution, Justice et Citoyenneté (CCJ). Ce groupe de 66 parlementaires doit décider de l'ouverture ou non d'un procès avant le vote en séance plénière, quand sera prise la décision définitive.

L'avis du rapporteur de la CCJ doit être lu lundi, une lecture suivie de nombreux débats qui risquent de remettre à plusieurs semaines le vote en séance plénière. L'entourage de M. Temer espère que ce vote aura lieu avant la semaine prochaine, tandis que l'opposition mise sur une prolongation de la procédure pour accentuer la pression sur le gouvernement.

Le président Temer passe actuellement beaucoup de temps à mener campagne pour sa survie auprès des parlementaires. Il a ainsi reçu mardi 22 députés et sénateurs, selon son agenda officiel.

Preuves

Premier président brésilien de l'Histoire à faire face à ce type de procédure, Michel Temer sera inculpé si sa mise en accusation est approuvée par deux tiers des députés (soit 342 voix sur 513). Dans ce cas, il serait écarté du pouvoir pour 180 jours, le temps d'être jugé par la Cour suprême.

Le président est accusé d'avoir reçu 500'000 réais (environ 146'000 francs) de pots-de-vin de la part du géant de la viande JBS, par l'intermédiaire d'un proche collaborateur filmé en train de recevoir une valise pleine de billets. Le procureur général Rodrigo Janot affirme disposer de preuves que cet argent était destiné au président, ce que ce dernier nie énergiquement.

Sa défense met également en doute l'authenticité d'un enregistrement sonore compromettant dans lequel M. Temer semble donner son accord pour acheter le silence d'un ex-député aujourd'hui en prison. Cet enregistrement, effectué à l'insu du président par Joesley Batista, propriétaire du groupe JBS, est jugé "illicite" et "techniquement douteux" par ses avocats.

Une éviction du pouvoir de Michel Temer représenterait le deuxième changement brutal à la tête de l'État en un peu plus d'un an au Brésil, après la destitution pour maquillage de comptes publics de Dilma Rousseff, dont Michel Temer était le vice-président.

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ATS