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Thomas Jordan, président de la direction de la BNS, estime *qu'il n'y a pas lieu d'entreprendre quoi que ce soit en ce qui concerne la politique monétaire en ce moment" (archives).

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

Après une première incursion jeudi, la monnaie suisse a de nouveau franchi vendredi matin la barre symbolique de 1,20 franc pour un euro. Ce niveau n'avait pas été atteint depuis plus de trois ans, soit l'abandon par la Banque nationale suisse (BNS) du taux plancher.

Vers 07h30, la devise helvétique s'échangeait à 1,2006 franc pour un euro, avant de se raffermir de nouveau quelques minutes plus tard à 1,19954. Toutefois, elle s'est de nouveau affaiblie vers 09h00 pour passer la barre de 1,2001 franc pour un euro, sans rester toutefois longtemps à ce niveau.

Dans un commentaire, les analystes de Swissquote ont indiqué que la divergence entre les politiques monétaires et l'accélération de la croissance mondiale notamment dans la zone euro pourraient expliquer la dépréciation du franc. "Les investisseurs ne ressentent plus le besoin de s'abriter derrières des valeurs refuges" comme le franc, a estimé l'analyste Arnaud Masset.

Politique monétaire maintenue

"La Banque nationale suisse n'a pas fait mention d'une hausse des taux, ce qui irait à l'encontre de son objectif de maintenir le franc à un niveau acceptable pour l'économie suisse, alors que la BCE et la Fed ont déjà avancé dans ce sens", a-t-il ajouté. Selon l'analyste, la BNS "ne va pas resserrer ses conditions monétaires, tant qu'elle ne s'est pas assurée que cela n'aura pas d'impact négatif sur l'euro-franc".

Le président de la BNS, Thomas Jordan, a justement déclaré sur Bloomberg TV ne "pas être pressé" d'ajuster la politique monétaire après la récente dépréciation du franc par rapport à l'euro. "Il n'y a pas lieu d'entreprendre quoi que ce soit en ce qui concerne la politique monétaire en ce moment", a-t-il affirmé.

Evoquant une situation "toujours délicate", le président de la BNS estime que la dépréciation du franc va "dans la bonne direction" mais souligne que la devise helvétique représente toujours une valeur refuge et qu'à ce titre, elle est susceptible à fluctuer d'un jour à l'autre.

Se disant "convaincu que la politique monétaire actuelle est toujours nécessaire", il a affirmé que tant que l'inflation resterait basse, l'institut d'émission ne changerait pas son fusil d'épaule.

La banque centrale helvétique applique deux mesures pour éviter un renchérissement trop important du franc: des taux d'intérêt négatifs, avec un taux appliqué aux avoirs à -0,75% et une marge de fluctuation du Libor à trois mois de -1,25% à -0,25%, ainsi qu'une intervention sur le marché des changes où la BNS achète principalement des euros pour affaiblir le franc.

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ATS