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La Haute Cour administrative égyptienne a confirmé samedi la dissolution du Parlement élu fin 2011, a indiqué une source judiciaire. La justice rejette ainsi un recours des islamistes réclamant l'annulation d'un arrêt de la Haute Cour constitutionnelle (HCC).

"L'Assemblée du peuple n'existe plus légalement depuis l'arrêt de la Haute Cour constitutionnelle du 14 juin ordonnant sa dissolution", a affirmé la Haute Cour administrative. "Selon la loi, aucune instance judiciaire" ne peut remettre en cause un arrêt de la HCC, a-t-elle ajouté.

De nouvelles élections législatives doivent avoir lieu deux mois après l'adoption d'une nouvelle Constitution en cours de rédaction par une commission dominée par les islamistes.

Celle-ci doit achever ses travaux - commencés en juillet - dans un délai maximum de six mois, selon le calendrier fixé pour la transition politique, après la chute du régime de l'ancien président Hosni Moubarak en février 2011.

Des mois de va-et-vient

Le 14 juin, la Haute Cour constitutionnelle avait invalidé le Parlement, dominé par les islamistes, en raison d'un vice dans la loi électorale. L'armée s'était alors attribuée le pouvoir législatif, provoquant la colère de ceux qui réclamaient le départ du pouvoir des militaires.

Le président islamiste Mohammed Morsi avait ensuite ordonné le 8 juillet, par décret, le rétablissement du Parlement. Celui-ci s'est réuni seulement une fois en présence des Frères musulmans et des salafistes. Des élus d'autres partis, notamment libéraux, avaient boycotté la session, certains qualifiant le décret de "coup d'Etat constitutionnel".

Mais dans un nouveau rebondissement, la HCC avait suspendu le 10 juillet le décret présidentiel, conduisant finalement M. Morsi à dire qu'il respectait la dernière décision de la justice.

Enfin, M. Morsi a annulé le 12 août la déclaration constitutionnelle adoptée le 17 juin par le Conseil suprême des forces armées (CSFA), dans laquelle les militaires s'arrogeaient le pouvoir législatif.

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ATS