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Nicolas Sarkozy est arrivé dimanche à La Baule, après le départ de ses concurrents les plus sérieux.

KEYSTONE/EPA/EDDY LEMAISTRE

(sda-ats)

Les orateurs de la droite se sont efforcés ce week-end d'afficher le visage d'une famille unie lors de l'université de rentrée des Républicains à La Baule. Elle s'est conclue sur une mise en garde de Nicolas Sarkozy contre le risque d'une dislocation de son camp.

Dimanche, Nicolas Sarkozy a invoqué les exemples des "affrontements suicidaires" entre Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing dans les années 1980 et entre Jean-François Copé et François Fillon en 2012, qui ont selon lui laissé une image déplorable et coûté cher sur le plan politique.

"Il n'y aura pas d'alternance si la campagne des primaires devait continuer sur la base d'un pugilat", a-t-il prévenu devant plus d'un millier de sympathisants, parmi lesquels de jeunes militants acquis à sa cause.

"Quel sera notre état dans deux mois et demi (...) s'il ne reste qu'un champ de bataille, avec des ruines?", a ajouté Nicolas Sarkozy, qui dit n'avoir ni "adversaire" ni "ennemi", mais seulement des "concurrents".

Double exigence

L'ex-chef de l'Etat a cependant rejeté l'idée d'un "code de bonne conduite", proposé samedi par Alain Juppé, indéboulonnable favori des sondages en vue du scrutin de novembre.

"Quand il faut un code, c'est déjà qu'on est dans le problème", a justifié Nicolas Sarkozy, préférant parler d'une double exigence, de loyauté due au futur vainqueur et de bonne tenue des prétendants pendant la campagne.

Son entrée dans la danse, le 22 août, avait marqué le début d'un durcissement de la campagne.

Un seul adversaire

En moins de deux semaines, François Fillon a décoché une formule assassine contre l'ex-président ("Qui imagine le général de Gaulle mis en examen?"), ce dernier a moqué les "oreilles sensibles" d'Alain Juppé sur l'immigration et le maire de Bordeaux a dénoncé la flatterie des "bas instincts".

Ces échanges acerbes ont incité le "filloniste" Bruno Retailleau, président de la région Pays-de-la-Loire et hôte du rendez-vous de la Baule, à jouer les intermédiaires par téléphone, notamment avec l'équipe de Nicolas Sarkozy, pour éviter un vaste règlement de comptes sur ses terres.

Même s'ils ont assumé leurs divergences dans certains domaines, gages selon eux d'un "débat d'idées" nécessaire pour les départager, les grands candidats s'en sont tenus à la même ligne. "Nous sommes concurrents mais le seul adversaire que nous avons, c'est François Hollande et le socialisme", a jugé samedi Bruno Le Maire, troisième homme dans les sondages, à son arrivée sur le campus.

Rivalités persistantes

Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a lui aussi donné un signe d'apaisement en affirmant qu'il souhaitait voir Nathalie Kosciusko-Morizet réunir les parrainages requis pour participer à la primaire.

Mais le week-end à la Baule n'a pas soldé toutes les rivalités entre Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou François Fillon, qui ne sont pas affichés ensemble comme ils l'avaient fait furtivement voilà un an, au même endroit.

Entouré de proches - Brice Hortefeux, Luc Chatel, Gérald Darmanin ou Eric Ciotti -, Nicolas Sarkozy est arrivé le dimanche, après le départ de ses concurrents les plus sérieux, venus prendre la parole à tour de rôle le samedi.

Eux aussi candidats, Henri Guaino, Geoffroy Didier et Jean-François Copé n'ont pas fait le déplacement en Loire-Atlantique.

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ATS