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Dans son rapport sur l'Office du personnel de l'Etat de Genève, le magistrat de la Cour des comptes François Paychère a déploré un manque de centralisation dans la fixation du salaire d'engagement des fonctionnaires.

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

La Cour des comptes a passé au peigne fin la façon dont fonctionne l'Office du personnel de l'Etat de Genève (OPE), qui s'occupe de la comptabilisation des charges des employés de l'administration cantonale. Ces dernières représentent 2,3 milliards de francs.

Dans son rapport publié mercredi, l'institution a mis en lumière certaines faiblesses organisationnelles. La relation entre l'OPE et les différents services de ressources humaines des sept départements n'est pas suffisamment définie, a indiqué devant la presse François Paychère, magistrat titulaire à la Cour des comptes.

Chaque unité de ressources humaines dispose d'une grande latitude pour fixer les salaires initiaux des employés engagés. Les appréciations divergent parfois d'un département à l'autre et avec l'OPE. Ces différences ont pour résultat l'apparition d'écarts de rémunération importants pour des fonctions identiques.

Inégalité de traitement

La décentralisation de la fixation du salaire à l'engagement n'est pas optimale au regard du principe de l'égalité de traitement, a souligné M.Paychère. La Cour des comptes a pris un échantillon de 39 dossiers. Sur cet échantillon, 14 étaient incorrects, soit un tiers environ.

La Cour des comptes a soulevé un autre problème d'organisation au sein de l'OPE. Il porte sur les "lacunes importantes dans la récupération des indemnités journalières auprès des assurances". Faute de moyens, l'office ne parvient pas à suivre le flux, a souligné M.Paychère.

Des absences pour cause d'accident, de maternité ou de service militaire n'ont pas fait l'objet d'une demande de remboursement auprès des assurances concernées. Le montant qui n'a pas été réclamé s'élève aujourd'hui à environ 5 millions de francs. Il s'agit d'une perte potentielle pour l'Etat.

D'autres dossiers, ouverts depuis de nombreux mois auprès des assurances, sont aussi en attente, car il manque un document. Ces cas représentent une somme de près de 4 millions de francs. Plus le temps s'écoule, moins il y a de chances de récupérer ces indemnités journalières, a noté M.Paychère.

Recommandations acceptées

La Cour des comptes recommande à l'Etat de Genève d'allouer des ressources supplémentaires temporaires à l'OPE. Elles permettront de rattraper le retard dans le traitement des dossiers des demandes de remboursement des indemnités pour perte de gains, a relevé le magistrat.

Le département des finances, qui chapeaute l'OPE, a approuvé l'ensemble des recommandations émises par la Cour des comptes, a fait savoir M.Paychère.

ATS