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Zhanna Nemtsova a été distinguée par la Presse Emblème Campagne à Genève (archives).

(sda-ats)

La lutte pour la liberté de la presse en Russie est honorée à Genève. L'ONG Presse Emblème Campagne (PEC) a remis lundi son prix à la Fondation de la fille de l'ancien opposant assassiné Boris Nemtsov.

Soutenu par la Ville de Genève, le prix de la PEC est remis chaque année à une personnalité ou à une organisation qui s'est distinguée dans la défense des journalistes. Zhanna Nemtsova avait lancé la Fondation pour la liberté après le décès de son père en février 2015, pour soutenir ceux qui luttent pour défendre la démocratie en Russie.

Contrainte de quitter son pays, elle anime sa propre émission "Nemtsova.Interview" en Allemagne. "Tous les médias de masse russes sont maintenant sous le contrôle du régime de Vladimir Poutine", a-t-elle estimé.

Devant la presse, elle a établi une liste de 8 médias fermés ou dont les dirigeants ont été congédiés pour des raisons politiques sous les présidences de M. Poutine ou de Dmitri Medvedev. La rédactrice en cheffe de RBC, un média économique et financier où Mme Nemtsova avait travaillé, a été écartée il y a une semaine après avoir évoqué les affaires de la famille du président et les Panama Papers.

Autre distinction attendue en Russie

La fille de M. Nemtsov dénonce la "haine à l'égard de ceux qui sont appelés les ennemis", les Occidentaux, et des opposants russes. Une situation qui renforce les tensions.

Mme Nemtsova a également annoncé que le Prix de sa Fondation serait remis dans une semaine à Lev Schlossberg. Après avoir annoncé le décès des premiers soldats russes dans l'Est de l'Ukraine, ce responsable politique et journaliste du Pskovskaya guberniya avait été battu. Il a aussi été écarté du Parlement de Pskov.

Le secrétaire général de la PEC, Blaise Lempen, a salué en Mme Nemtsova "un symbole de la liberté de la presse". "L'évolution de la situation en Russie est inquiétante et nous devons déplorer plusieurs mesures répressives contre des médias ces derniers mois", a-t-il affirmé.

L'an passé, 135 journalistes ont été tués dans plus de 30 pays. Depuis début janvier 2016, ils sont une cinquantaine. La PEC demande aux gouvernements des investigations indépendantes et que les responsables de telles violences soient poursuivis.

ATS