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Le président du PDC Gerhard Pfister souhaite que la formation soit toujours une priorité.

KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS

(sda-ats)

La formation doit toujours être une priorité pour le PDC. Le parti a fait de ce thème le point fort de son assemblée des délégués samedi à Bâle. Le PDC recommande aussi le oui à la réforme Prévoyance vieillesse 2020 et à l'arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire.

La Suisse doit pouvoir offrir aux générations futures les meilleures écoles, a déclaré le président du PDC Gerhard Pfister dans son discours de clôture de l'assemblée. C'est pourquoi il faut redonner plus de poids à la politique de formation.

Davantage d'argent ne signifie pas automatiquement une hausse de la qualité de la formation. Il faut fixer des priorités. Les milieux économiques savent à quel point la formation est importante, mais ce n'est pas toujours le cas dans une partie de la population et des milieux politiques, a souligné le président du PDC.

De nombreux talents

De nombreuses sociétés internationales s'implantent en Suisse, car elles peuvent y recruter facilement suffisamment de talents. "Contrairement à ce que la gauche ne cesse de marteler, les impôts ne sont pas souvent mentionnés" par ces sociétés lorsqu'on leur demande les raisons de leur présence en Suisse, a déclaré le conseiller national zougois.

"Une formation complète pose les bases du savoir, des capacités et de l'expérience", "elle renforce la confiance en soi et l'esprit critique", selon le président du PDC. La formation et la recherche sont extrêmement importantes pour la Suisse, car elles sont nos matières premières.

Pendant l'assemblée, une table ronde s'est penchée sur le sujet de la formation, "le meilleur investissement pour l'avenir". La Suisse consacre 5% de son PIB à la formation, a indiqué Reto Wyss, chef du département de l'éducation du canton de Lucerne. Ce chiffre est resté stable ces dernières années.

Manque de spécialistes

Pour Rudolph Strahm, ancien Monsieur Prix, la Suisse manque de spécialistes, notamment de médecins, de personnel soignant, d'informaticiens et de mathématiciens. Il faut investir dans ces domaines afin d'attirer plus de jeunes dans ces métiers et l'Etat doit intervenir pour éviter de former trop d'académiciens.

Il y a en Suisse 50'000 académiciennes qui ne travaillent pas, a souligné de son côté Margrit Stamm, directrice de l'institut "Swiss Education". Il faut prendre des mesures visant à mieux lier travail et famille afin d'inciter ces femmes à s'insérer dans le marché du travail.

Elu à la présidence du PDC il y a un an, Gerhard Pfister s'est félicité du travail accompli. Il a remercié les élus et les sympathisants pour leur soutien et leur engagement.

Résultats électoraux réjouissants

Le président a aussi constaté que les élections qui ont eu lieu dans différents cantons depuis le début de l'année ont montré des résultats réjouissants pour le PDC. Les trois candidats démocrates-chrétiens au gouvernement valaisan ont été élus avec les meilleurs scores.

Dans le canton de Soleure, les deux sortants PDC ont été réélus au premier tour de l'élection au gouvernement et le parti a gagné des électeurs pour la première fois depuis 36 ans. Dans le canton de Neuchâtel, le parti a gagné un siège au parlement.

Au début de l'assemblée, les délégués ont décidé des mots d'ordre pour les votations fédérales du 24 septembre. Par 240 voix contre 5 et 4 abstentions, les délégués recommandent de voter oui à la réforme Prévoyance vieillesse 2020 et par 233 voix contre 4 et 7 abstentions le oui à l'arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire.

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ATS