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Le parquet de Paris a annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête préliminaire sur le naufrage du Concordia, le paquebot qui s'est échoué le 13 janvier près d'une île italienne, faisant 32 morts dont 6 Français. La gendarmerie va entendre les rescapés français.

Ces auditions aideront à déterminer les circonstances du naufrage et les conditions d'évacuation du navire, mais aussi à évaluer "les préjudices personnels et l'impact psychologique causé par cet accident".

Quinze disparus

Dix-sept corps, dont ceux de quatre Français, ont été retrouvés depuis l'accident survenu quand le Costa Concordia, qui avait selon le parquet de Paris 4229 passagers et membres d'équipage (dont 69 Suisses) à son bord, a heurté un rocher près de l'île de Giglio et s'est échoué, avant de chavirer. Il y a encore quinze disparus dont deux Français.

Au total, 462 Français se trouvaient à bord du paquebot et de nombreuses plaintes ont été déposées un peu partout en France, un collectif de victimes se constituant même près de Bordeaux. Ses représentants ont été reçus la semaine dernière au ministère de la Justice à Paris et la décision a alors été prise de regrouper les plaintes dans la capitale.

11'000 euros

La société Costa Croisières, opérateur du paquebot, a négocié avec plusieurs associations de consommateurs italiennes un accord prévoyant le versement de 11'000 euros pour chacun des passagers du navire, en échange d'un renoncement à toute action judiciaire.

Codacons, une association de consommateurs basée en Italie qui a refusé de participer aux négociations, a recommandé aux passagers de ne pas accepter cette proposition. Les plaignants français ne semblent pas non plus souhaiter suivre cette voie.

ATS