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Emmanuel Macron s'en était notamment pris à la chaîne Russia Today au printemps dernier (archives)

KEYSTONE/EPA POOL/YURI KOCHETKOV / POOL

(sda-ats)

Emmanuel Macron a annoncé mercredi un texte de loi pour lutter contre les "fake news" sur Internet en période électorale. Le président français a fait une allusion à peine voilée aux médias publics russes Russia Today et Sputnik.

"Nous allons faire évoluer notre dispositif juridique pour protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles", a déclaré M. Macron lors de ses voeux à la presse. Il s'en était notamment pris en mai dernier, peu après son élection à l'Elysée, aux deux médias publics russes en français qu'il avait qualifiés d'"organes d'influence".

M. Macron a fustigé mercredi "cette propagande articulée avec des milliers de compte sur les réseaux sociaux" qui "en un instant répandent partout dans le monde, dans toutes les langues, des bobards inventés pour salir un responsable politique, une personnalité, une figure publique, un journaliste".

Il a précisé que "le contenu de ce texte de loi sera détaillé dans les semaines qui viennent". Ainsi "les plates-formes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publique l'identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus", a-t-il dit.

"En cas de propagation d'une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge" pour permettre le cas échéant "de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l'accès au site Internet", a poursuivi le chef de l'Etat français.

Veiller à l'influence de l'étranger

Il a aussi annoncé que les pouvoirs de l'autorité de régulation de l'audiovisuel en France allaient être "accrus pour lutter contre toute tentative de déstabilisation par des services de télévision contrôlés ou influencés par des Etats étrangers".

"Cela permettra de refuser de conclure des conventions avec de tels services", ou de "suspendre ou annuler" ces conventions "en prenant en compte tous les contenus édités par ces services, y compris sur Internet", a ajouté le président français.

En mai lors d'une conférence de presse avec le président russe Vladimir Poutine à Versailles, M. Macron avait accusé la chaîne russe Russia Today et l'agence de presse publique russe Sputnik, qui disposent tous deux de sites d'information en français, d'avoir diffusé "des contre-vérités infamantes" et de la "propagande mensongère". A noter que Russia Today a depuis le mois de décembre dernier lancé sa propre chaîne de télévision en français.

Des milliers de documents internes de l'entourage du candidat Macron avaient aussi été publiés sur les réseaux sociaux durant la campagne présidentielle en France au printemps dernier, opération dénoncée par l'Elysée comme une tentative de "déstabilisation démocratique, comme cela s'était vu aux Etats-Unis durant la dernière campagne."

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ATS