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La fusée nord-coréenne, censée mettre un satellite en orbite la semaine prochaine, a été installée sur sa plateforme de lancement, ont constaté dimanche des journalistes étrangers au centre spatial de Tongchang-ri (nord-ouest). Ce lancement a suscité de vives protestations.

Pyongyang a autorisé pour la première fois une cinquantaine de correspondants à se rendre par train spécial au nouveau centre spatial construit sur la péninsule de Cholsan. La volonté politique, derrière cette visite sans précédent, est de montrer que la fusée Unha-3 n'est pas un missile balistique déguisé, comme l'affirment les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon.

Les journalistes ont pu s'approcher à moins de 50 mètres du lanceur peint en blanc, aux lettres bleu ciel, érigé sur une plateforme installée sur une colline, dans l'attente du lancement prévu entre le 12 et le 17 avril.

La fusée, haute de 30 mètres et d'un diamètre de 2,5 mètres, doit placer en orbite héliosynchrone un satellite d'observation de la Terre, Kwangmyongsong-3 (Etoile brillante), chargé de fournir des informations sur les récoltes, les forêts et les ressources naturelles de la Corée du Nord.

Pas de provocation

Les correspondants étrangers ont pu également voir de près le satellite, un parallélépipède de 100 kilogrammes, hérissé de cinq antennes et flanqué de panneaux solaires pour l'alimenter en électricité.

Les Etats-Unis et leurs alliés accusent la Corée du Nord de préparer en fait un essai de missile balistique. "Dire que c'est un test de missile n'a vraiment aucun sens", a affirmé le chef du centre spatial, Jang Myong-Jin.

"Ce lancement a été planifié de longue date, pour le centième anniversaire (de la naissance) du président Kim Il-Sung", a-t-il dit. "Nous ne le faisons pas à des fins de provocations." Le régime va organiser de grandes festivités pour cet anniversaire, qui tombe le 14 avril.

ATS